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24 avril 2007

Impressionnant !

C’est le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on voit le score de Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle.

Je l’avoue, j’imaginais difficilement qu’il obtienne beaucoup plus de 20%...

Je me suis donc lancé dans une «savante» comparaison des scrutins de 2002 et 2007.

Partant de l’hypothèse qu’en 2002, Sarkozy = Chirac + Boutin + Madelin, il avait déjà une réserve de 7 118 451 suffrages.

Par ailleurs, il y a eu en 2007, 8 226 374 suffrages exprimés de plus qu’en 2002. On peut, sans trop de risque d’erreur, accorder 31.18% de ces voix à NS, soit 2 564 983, ce qui nous fait un total de 9 683 434.

Reste donc à expliquer 11 450 302 – 9 683 434 = 1 766 868.

Observons ensuite l’évolution de l’extrême droite. En 2002, Le Pen et Maigret totalisaient 5 471 739 voix. En 2007, Le Pen obtient 3 835 029, soit une perte de 1 636 710 électeurs.

Au regard de la campagne menée par le président de l’UMP pour le premier tour, on peut se laisser aller à penser qu’il a été le principal, voire le seul bénéficiaire de la chute de Le Pen.

Le calcul est donc simple: 1 766 868 – 1 636 710 = 130 158…

Considérons que ces 130 158 voix sont le reflet du «vote utile», et nous nous apercevons que le score de Nicolas Sarkozy n’a rien d’exceptionnel !

Le résultat de dimanche dernier confirme, une fois de plus, que la campagne de premier tour de NS, quoiqu'il en dise, a essentiellement consisté à aller draguer les électeurs égarés à l’extrême droite, et que c’était la bonne stratégie pour figurer en bonne position au second tour. Mais à quel prix ?

Il faut maintenant penser au second tour…

L’exercice sera beaucoup plus difficile. Nicolas Sarkozy devra, pour être élu, s’adresser aux «électeurs modérés» sans pour autant décevoir tous ceux qu’il est allé chercher à la droite de la droite.

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