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03 décembre 2007

1 000 000 000

31a656d8ce965672a144a0cf7dc19e50.jpgIl y a des records que l’on aimerait ne jamais atteindre…

Les Restos du Cœur débutent aujourd’hui leur 23ème campagne hivernale, alors que depuis 1985 ils ont déjà servi un milliard de repas, et que le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter chaque année.

L’association, c’est 51 000 bénévoles, aidés des « Enfoirés », ces personnalités qui ont pris la succession de Coluche et génèrent chaque année le tiers de ses ressources financières.

25% des ressources alimentaires proviennent des excédents agricoles européens grâce au Plan Européen d’Aide aux Démunis (PEAD), ressources qui risquent aujourd’hui d’être remises en cause par la baisse de ces excédents.

On focalise toujours sur les campagnes hivernales, mais les Restos du Cœur c’est aussi «les relais du cœur», «les camions du cœur», «les toits du cœur», «les ateliers et jardins du cœur», «les bébés du cœur», «la péniche du cœur» et, depuis l’an dernier, un vaste programme de soutien scolaire.

Si la vocation de l’Etat n’est pas de nourrir ou de loger ses citoyens les plus défavorisés, l’une de ses missions essentielle est de mettre en place les politiques visant à éviter au maximum que quiconque, malgré tous les efforts qu’il aurait pu fournir, ne tombe dans une situation de précarité telle qu’il soit contraint de recourir à l’aide des associations caritatives.

La juxtaposition de grandes fortunes et de situations d’extrême pauvreté dans un pays riche comme le nôtre, ce milliard de repas distribués, sans oublier l’action de toutes les autres associations (SAMU social, Croix-Rouge, Secours Populaire, Secours Catholique, Banque Alimentaire, etc, etc, etc…) laissent à penser que nous n’avons pas encore trouvé la formule magique.

Mais les 480 000 donateurs réguliers des Restos du Cœur (même si parfois la motivation n’est que fiscale) et ses 51 000 bénévoles prouvent que le mot «solidarité» a encore un sens dans une société chaque jour un peu plus individualiste qui ne se mobilise généralement que pour la défense d’intérêts catégoriels.

En attendant le « bon génie » qui saura imaginer la politique économique et sociale qui, sans « mettre sur la paille » ou faire fuir les plus aisés d’entre nous, permettra aux plus défavorisés de se loger décemment et de manger convenablement, nous devons, dans la mesure de nos moyens, aider toutes ces associations qui font un travail formidable et désintéressé.

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