Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09 janvier 2008

Courage, fuyons…

Le PS ne se rendra pas, le 4 février prochain, à Versailles pour la réunion du Congrès, seul moyen pour JM Ayrault de s’assurer de l’abstention de tous...

 

5beed4a41a60fef8a1180597ba12f8db.jpgLe motif avancé, pourtant tout à fait respectable et avec lequel on ne peut-être que d’accord, est que seul un referendum serait légitime pour faire adopter un traité (ou son jumeau) qui a été rejeté massivement par le peuple en 2005.

Par leur attitude, les parlementaires socialistes assurent au texte qui sera voté la majorité des 3/5èmes requise, alors qu’ils auraient pu, tout en marquant leur adhésion au traité de Lisbonne, contraindre le Président de la République à recourir au referendum.

 

Il suffisait qu’ils soumettent, le 15 janvier à l’Assemblée Nationale et le 29 au Sénat, un amendement au texte qui sera soumis au congrès précisant que le traité sera ratifié par referendum, et qu’ils votent non à la modification de la Constitution le 4 février si leur proposition n’est pas retenue.

 

Mais les 54.67% de «non» du 29 mai 2005 font toujours peur ! Le peuple fait peur !!

 

Pourtant, si certains, pour des raisons politiciennes, n’avaient pas transformé à l’époque la consultation en referendum pour ou contre le gouvernement Raffarin, si Fabius n’avait pas souhaité enfiler le costume «gauchiste» qui lui va si mal pour se positionner en vue des présidentielles, si l’on avait laissé le peuple s’exprimer sans tenter de le manipuler, la «Constitution » de VGE aurait peut-être été approuvée (souvenons-nous de Maastricht, le débat avait été vif, les opposants (sincères) n’avaient pas été muselés, on n’avait parlé que d’Europe).

 

Ces «bidouillages», qui aboutiront sans aucun doute à l’adoption du traité de Lisbonne par la voie parlementaire sans que les Français (trop préoccupés par leur portefeuille pour s’intéresser à leur avenir) ne s’émeuvent de la méthode, porteront un coup fatal au referendum.

 

A moins que ce ne soit que l’avant-dernier, si le Président de la République tente (après les municipales bien entendu puisque tout sujet délicat devra être évité jusqu’au 16 mars) de faire adopter une modification substantielle de notre Constitution sans passer par une consultation directe.

Les commentaires sont fermés.