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12 février 2008

Devedjian, nan ! nan !

Le Président départemental de l’UMP des Hauts-de-Seine, Président du Conseil Général, et Secrétaire Général de l’UMP est entré dès dimanche soir avec brio dans le débat tragicomique qui se déroule à Neuilly en déclarant que le Président de la République était en dehors de tout cet imbroglio.

 

Patrick Devedjian aura attendu à peine 24 heures pour récidiver, déclarant lundi soir qu’une solution de remplacement au regretté Martinon (que cette histoire va peut-être finir par rendre sympathique…) avait été trouvée à l’unanimité !!! Rien de moins…

 

Mais alors qu’il ne pouvait soi-disant dévoiler la nouvelle stratégie aux quelques militants qui avaient veillé jusqu’au milieu de la nuit sous prétexte que la commission d’investitures du parti devait en avoir la primeur, il n’hésitera pas à aller se confier dès ce matin à des millions de Français, au micro de Jean-Pierre Elkabbach… 

C’est donc le patron d’Europe 1 qui aura validé le choix de soutenir aux municipales celui qui s’était déjà présenté aux législatives contre la candidate soutenue par l’UMP, prenant soin de faire répéter à deux reprises à P. Devedjian ce que serait quelques heures plus tard la position officielle de l’UMP.

 

La commission n’avait donc plus qu’à entériner  la décision, mais à peine la réunion était-elle terminée qu’Arnaud Teullé, l’un des putschistes, par ailleurs conseiller à l’Elysée et responsable de l’UMP à Neuilly, annonçait le maintien de sa candidature… Retour à la case départ, le dissident (les rôles ont été inversés entre-temps), ayant toujours vraisemblablement des chances sérieuses de l’emporter.

 

eee48510ac9bd193c0ec50909985bdcd.jpgVoilà donc une illustration de ce qu’est devenu l’UMP ! Un mouvement sans tête (au propre comme au figuré), incapable, dans de nombreuses communes, de présenter ou soutenir une liste aux municipales sans que des dissidences multiples s’expriment.

 

Nicolas Sarkozy avait décidé, au lendemain de son élection, de saborder l’UMP afin de s’assurer qu’un quelconque rival ne puisse émerger. Il aura au moins réussit quelque chose en 9 mois…

 

On avait pris l’habitude de railler ces dernières années les socialistes, leur manque d’idées et leurs divisions. Les deux principaux partis politiques de notre pays font aujourd’hui jeu égal dans la médiocrité. De nouveaux leaders doivent reprendre les choses en main afin de ne pas décevoir la soif de politique qu’ont manifestée les électeurs aux dernières présidentielles.

 

En attendant, que les moins mauvais gagnent…

Commentaires

salut !

Écrit par : pierrot le zygo | 12 février 2008

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