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14 février 2008

Trop «connes» ?

Je m’étais juré de ne plus m’exprimer sur le candidat UMP aux municipales de Montpellier. Il n’a en effet besoin de personne pour se déconsidérer, ses gadgets (constats d’huissiers, chèque géant, sono sur les marchés ou sous les fenêtres des pailladins à la manière de Cyrano, oscar de la toupie bétonneuse, pique-nique avec un écolo qui finira par le torpiller, etc, etc…) et déclarations confuses et/ou surprenantes suffisent amplement.

 

c784192bdf9ed9819b2f73aad26bee28.gifAu registre des surprises, notons que notre challenger, lorsque le maire sortant a présenté sa liste, n’a rien trouvé de mieux que de s’émouvoir du sort réservé à Philippe Saurel, adjoint à l’urbanisme qui recule de 13 places sur la liste PS par rapport à 2001. Celui-ci n’était-il pas pourtant en charge du secteur sur lequel le député-candidat a semble t-il le plus de reproches à faire à la municipalité sortante ? Il y avait tellement à dire sur la façon dont a été composée la liste d’Hélène Mandroux...

 

A son tour, Jacques Domergue a maintenant présenté ses colistiers, faisant ressurgir l’épisode des «ni connes, ni soumises», véritable cas d’école sur lequel on pourrait faire plancher les étudiants de Science-Po, avec en toile de fond, le fameux débat sur la frontière entre politique et communication.

 

Le 19 novembre dernier, lors de la présentation de ces 13 colistières (il s’agissait bien de colistières, comme indiqué sur le site du candidat qui parlait notamment de «leur présence sur la liste menée par Jacques Domergue »), il y avait déjà eu confusion sur leur nombre. Sur la liste officielle présentée en ce début de semaine, cinq ont disparu, dont trois au moins représentaient des associations qui pèseront plus ou moins sur le résultat du scrutin !!!

 

Sur les huit rescapées, alors que l’événement de novembre dernier laissait à penser qu’elles seraient de véritables vedettes de l’équipe, notons qu’en cas de victoire du candidat UMP, seules trois d’entre-elles pourraient prétendre à un poste d’adjoint (sur 24…), et que l’une d’entre elles serait même certaine de ne pas être élue, puisque figurant en 58ème position. En cas de défaite, seule Mme El-Atmani serait élue (celle qui devait être la caution «verte» d’un candidat UMP aux législatives, mais qui a depuis, semble t-il, adhéré à l’UMP…) …

 

Belle illustration, transposée au niveau local, des dangers de l’intrusion à trop forte dose de la Com’ en politique, le plus bel exemple étant bien entendu l’attitude d’un locataire de la République (champion toutes catégories), demeurant quelque part entre le ministère de l’intérieur et l’ambassade américaine, au N°55 d’un célèbre faubourg parisien…

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