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25 mars 2008

Enfin…

Après plus d’un an de campagnes électorales (présidentielle, législatives et municipales) et avant les prochains scrutins de 2009 (européennes) et 2010 (régionales), le temps de la réflexion et de l’action revient enfin en ce jour de rentrée parlementaire.

 

Dominique de Villepin était ce matin l’invité de RMC et BFM-TV.

 

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Il s’est exprimé sur les prochains JO de Pékin, l’envoi prévisible de soldats français supplémentaires en Afghanistan, et bien entendu sur la politique intérieure de notre pays. Il est notamment revenu sur la réforme des régimes spéciaux (cf. sur le sujet une note du 13 novembre dernier) et de l’université.

 

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  L’intervention de l’ancien Premier Ministre marque surtout son véritable retour sur la scène politique, avec un grand «P». Il va en effet créer dans les prochains jours, dans les prochaines semaines tout au plus, un cercle de réflexion destiné à accompagner la réforme.

 

On ne peut que se réjouir de cette volonté de Dominique de Villepin de fédérer ceux qui, s’ils avaient été un peu plus écoutés depuis quelques mois, auraient peut-être permis au Président de la République, au Premier Ministre et à la majorité toute entière de subir un véritable désastre électoral. Le terme n’est pas trop fort: si la dimension locale des municipales a limité les dégâts, le résultat des cantonales mérite largement ce qualificatif.

23 mars 2008

Hippocrate contre hypocrites ?

Si le serment d’Hippocrate précise que «Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, et ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion», il dit aussi que «Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice».

 

6cb992b4cc8edbd26a0e13694ce16850.gifC’était au IVème siècle avant JC… C’est à replacer dans le contexte de l’époque, même si «à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement» est un passage qui demeure d’une brûlante actualité et sur lequel on doit méditer.

 

Depuis, et particulièrement ces dernières années, la médecine a fait des progrès considérables, et lorsque l’on dit à un malade que l’on ne peut plus rien faire pour lui, on est certainement très proche de la vérité. Une vérité sans doute comparable à celle d’Hippocrate, dans un contexte différent.

Mais si l’on ne se réfère qu’au texte d’origine, l’avortement, qui n’est pas toujours qu’une solution de facilité ou de confort comme voudraient le faire croire certains fondamentalistes, demeurerait aujourd’hui impossible («je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif»).

 

Le combat de Chantal Sébire, après l’affaire Vincent Humbert pour ne citer que les plus médiatisées, remet sur le devant de la scène le débat sur la fin de vie que l’on croyait résolu depuis la loi Leonetti de 2005.

 

La justice ne peut se prononcer qu’en fonction de la loi, et donc refuser à tous, comme à madame Sébire il y a quelques jours, le «droit à mourir». De même, elle ne peut que condamner tous ceux qui ont aidé un de leurs proches à mourir. Mais n’y a-t-il pas une certaine hypocrisie, voire même une hypocrisie certaine, à systématiquement prononcer des peines avec sursis dans ce genre d’affaire ?

 

Les plus grands spécialistes expliquent que la loi Leonetti répond à 99% des situations «pré-mortem». Nous devons a priori leur faire confiance et, s’ils ont raison, le texte aura réalisé l’objectif de toute loi qui est de répondre à la situation de la plus large majorité.

 

On ne peut toutefois ignorer les cas de détresse extrême, et, même si l’idée d’une «libéralisation» de l’euthanasie (porte ouverte à touts les abus) doit être absolument écartée, l’idée d’une formule d’exception, solidement encadrée, mérite sans doute réflexion.

20 mars 2008

Et les européennes, b….. !

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Moins d’une semaine après les derniers scrutins, on ne parle déjà plus que des prochaines régionales de 2010.

 

On voudrait ainsi faire l’impasse sur 2009 et, dans la foulée, sur les élections européennes.

 

Pourtant, ce vote interviendra seulement quelques mois après la fin de la présidence française de l’Union Européenne et, parait-il, après un important remaniement ministériel.

 

Bref, puisqu’il est de coutume dans notre pays de détourner chaque élection des véritables enjeux qu’elle représente, il s’agira une fois encore d’un referendum pour ou contre l’action du Président de la République et du Gouvernement.

 

C’est bien entendu regrettable, mais tous ceux qui ambitionnent de devenir président de leur région feraient bien de ne pas occulter ces élections qui ne manqueront pas d’influer sur leurs chances de victoire.

Objectif 2010

Quelques jours à peine après le deuxième tour des scrutins municipaux et cantonaux, nombreux sont ceux qui ont maintenant les yeux rivés vers les prochaines élections régionales de 2010.

 

0cb4c366dd21d4f478bcb2425b9405f1.jpgEn Languedoc-Roussillon, ceux qui s’estiment les mieux placés à l’UMP pour conduire la liste se parlent par presse interposée. Cela veut tout dire de l’ambiance qui règne au sein du parti majoritaire…

 

Mais ce sont les instances nationales qui, au final, choisiront celui ou celle qu’elles estiment le ou la meilleur(e). Elles ont pour l’instant le choix entre un sénateur (qui ne doit son élection qu’à une lutte fratricide entre l’actuel président de la région et le président du conseil général de l’Hérault) et un maire héraultais qui serait sans doute encore député s’il ne s’était bêtement fait piquer la place par un «ami».

 

Espérons que la commission d’investiture aura un objectif un peu plus ambitieux que de reproduire les 29.5 % obtenus il y a quelques jours aux municipales à Montpellier, et peut-être même la volonté de faire mieux que les 33.1 % de Jacques Blanc en 2004…

19 mars 2008

Tout le monde s’en fou

Oui, tout le monde s’en fou, mais cela fait 5 ans aujourd’hui que les Etats-Unis ont attaqué l’Irak.

 

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Et cela fait un peu plus de 5 ans, c’était le 24 février, que Dominique de Villepin, au nom du Président de la République, prononçait sont discours devant l’ONU.

 

Cela fait donc à peu près 5 ans que, grâce à l’intervention de la France, soutenue par la quasi-totalité de la communauté internationale, nous avons échappé à un nouveau conflit mondial, à un affrontement entre orient et occident, entre catholiques et musulmans.

 

Mais cela fait aussi 5 ans que les américains se sont engouffrés dans un conflit pour de simples intérêts économiques, redonnant à l’Iran un pouvoir sur le  Proche et Moyen-Orient qu’elle avait perdu depuis longtemps.

 

J’aimerais éviter le «tragique de répétition», mais cela fait aussi beaucoup plus de 5 ans que la communauté internationale aurait dû imposer la création d’un Etat Palestinien et en définir les frontières.

 

Ceux qui le souhaitent pourront écouter l’entretien accordé ce matin par Dominique de Villepin à France Inter.

Dommage…

Il est regrettable qu’il faille passer par un tel désastre, tant en termes de résultats électoraux pour la majorité (et pour l’UMP en particulier) qu’en termes de participation (record historique d’abstention aux municipales depuis 1959), pour que le Président de la République et le mouvement majoritaire commencent à réfléchir.

 

42cc59ce4117900be80e8e67ccdc06c6.jpgDe nombreuses personnalités de la majorité, et Dominique de Villepin en particulier, tiraient pourtant régulièrement le signal d’alarme depuis plusieurs mois. Mais dans l’euphorie qui a suivi la victoire du 6 mai, et malgré le léger avertissement du second tour des législatives, on a préféré les faire passer pour des opposants (parfois même pour de mauvais perdants) plutôt que de corriger le tir pendant qu’il était encore temps…

 

Aujourd’hui, les chiffres sont là: plus de 40 villes de plus de 20000 habitants gagnées par la gauche, sans oublier 8 ou 9 présidences de départements perdues par la majorité.

 

Il est indéniable que la méthode Sarkozy et l’organisation (ou plutôt la désorganisation) de l’UMP ont largement influé sur le résultat, et ceci alors que le PS et la gauche sont embourbés dans une inextricable guerre des chefs et ne sont en mesure de proposer aucune alternative crédible sur le plan idéologique. Notre cuisante défaite est injustifiable, et l’argument du rééquilibrage par rapport à 2001 n’y changera rien, d’autant moins que les candidats qui avaient un véritable bilan ou un réel projet ont, en général, été élus ou réélus.

 

Le RPR était une formidable machine électorale parce qu’il rassemblait des gens qui pensaient globalement la même chose, et pouvaient donc partir au combat électoral de façon unitaire et sans trop d’état d’âme. Nous étions encore dans la philosophie de la Vème République qui veut que les partis politiques participent au débat d’idées et ne sont pas de simples fabriques de candidats.

 

L’UMP, à l’inverse, a commencé par regrouper des individus qui n’avaient pas grand chose à faire ensemble. Tant qu’elle a eu un Président, les divergences ont été masquées par le «culte du chef», hérité du passé. Sans véritable dirigeant depuis mai dernier, il ne faut pas s’étonner de la multiplication des candidatures «dissidentes-légitimes» ou «légitimes-dissidentes» qui ont contribué à l’échec de dimanche dernier.

 

De solides accords électoraux basés sur la représentativité de divers mouvements politiques ne valent-ils pas mieux qu’un parti «fourre-tout» incapable de gagner une élection alors que son adversaire est à terre ?

 

Espérons que l’éviction de David Martinon (que j’annonçais pour le pour le 16 ou 17 mars dans une note du 11 février…) ou l’entrée au gouvernement (que je n’aurais jamais osé imaginer…) de l’excellente, distinguée, mais sans doute néanmoins compétente Nadine Morano seront de nature à redonner un peu d’élan à la majorité pour affronter les prochains scrutins européens (2009) et régionaux (2010)…

18 mars 2008

Professionnel jusqu’au bout…

Dans un article publié ce jour sur son blog, le député-candidat malheureux à la Mairie de Montpellier réagit à la victoire du Maire sortant, réélu avant-hier, le 16 mars.

 

Cela n’a bien sûr rien de très extraordinaire, sauf que le papier est daté du mercredi 12 mars !!!

 

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A demain pour des commentaires plus sérieux…

15 mars 2008

Inimaginable !

Il n’est pas concevable d’interrompre la métamorphose de Lodève engagée par Robert LECOU.

 

Lodévoises et Lodévois, quelle que soit votre sensibilité politique, dimanche 16 mars, ne vous trompez pas, n’hypothéquez pas votre avenir.

 

 

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13 mars 2008

Et la participation ?

Soucis informatiques aidant, le record historique d’abstention aux municipales sous la Vème République sera passé presqu’inaperçu.

 

Alors que le Président de la République se félicitait de la participation des 22 avril et 6 mai derniers, y voyant un regain d’intérêt des Français pour la chose publique, il n’hésite pas aujourd’hui à expliquer que l’abstention est le signe d’une adhésion à son action, estimant implicitement (alors que l’UMP lance un appel aux abstentionnistes pour limiter la casse) que si les électeurs ne se sont pas déplacés, c’est qu’ils estiment que tout va bien !!! Dans le même temps, le chef de l’Etat applaudit le score médiocre réalisé par le Front National.

 

ef6bee31e88a690a19876ef628892d98.jpgQue l’extrême droite disparaisse du paysage politique ne peut-être qu’une bonne chose pour la démocratie, sauf si, après avoir été bernée aux présidentielles par celui qu’elle a largement contribué à porter à la tête de l’Etat, elle ne se réfugie que temporairement dans l’abstention en attendant un nouveau leader, qui sera sans doute encore plus radical que le vieillissant Le Pen.

 

François Léotard vient de publier un pamphlet intitulé «ça Va Mal Finir». Il paraitra en avril un ouvrage ayant pour titre «Il Doit Partir»…

 

Espérons au moins que, 40 ans après les évènements qu’ont vécus la majorité de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir, nous échapperons à un «Mai 2008»…

Politique 1 – Com’ 0

Si dans la majorité de nos 36 000 communes les électeurs se sont prononcés en fonction de considérations strictement locales, les villes dans lesquelles étaient engagées des personnalités méritent d’être observées sous un angle différent, l’élection prenant alors une inévitable dimension nationale.

 

Ainsi, chacun aura noté les scores excellents réalisés par Michèle Alliot-Marie, François Baroin, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Grand , Alain Juppé, Hervé Mariton, Georges Tron et d’autres.

 

A l’inverse, certains n’ont pas réalisé le score escompté ou sont dans une situation délicate. C’est le cas, par exemple, de Christian Estrosi, Nadine Morano, Rama Yade, ou encore Jean-Marie Bockel. A Paris, Rachida Dati devra affronter un deuxième tour dans le très chic 7ème arrondissement, et Pierre Lellouche ne sera certainement pas Maire du 8ème … Aux cantonales, un certain Jean S., bien qu’élu, a réalisé un score historiquement faible sur Neuilly-sud !

 

Nous avons, à l’issue de ce premier tour, la confirmation que la Com’ est à la politique ce que le faire savoir est au savoir faire, qu’il ne faut surtout jamais confondre la fin et les moyens.

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