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18 juillet 2008

Je l’avais rêvé, Nicolas l’a fait !

A quelques jours, quelques heures même du vote du Congrès sur la réforme constitutionnelle, tout semble se précipiter.

 

Dans une note du 5 juin dernier j’évoquais, au lendemain du vote du projet de loi en première lecture à l’Assemblée Nationale, les possibles manœuvres pouvant viser à faire réfléchir, et surtout fléchir, les parlementaires, de droite comme de gauche.

 

J’avais imaginé pour les premiers le bâton du redécoupage des circonscriptions, pour les autres, la carotte consistant à prendre en compte dans les medias le temps de parole du Président de la République.

 

J’avais envisagé « de petits arrangements entre amis sur des dispositions qui n’ont rien à faire dans notre loi fondamentale ». La proposition faite aux radicaux de gauche de créer un groupe à l’Assemblée avec seulement quinze députés (qui rappelle les manœuvres de F. Mitterrand -qui a fait ses classes sous la IVème- avec les communistes, et qui pourrait cette fois profiter aussi aux valoisiens…) rentre assurément dans ce cadre, tout comme très certainement la position de Jack Lang, et le revirement spectaculaire de Bernard Debré.

 

Les déclarations d’Henri Cuq résument assez clairement la situation : « Il y a des débauchages et des médiocrités dont on avait perdu l'habitude. On nous dit qu'il faut revaloriser le Parlement, or on fait des pressions inacceptables. Des députés ont été convaincus de changer de vote en étant achetés ou contre la promesse d'un maroquin… Que le président du groupe UMP nous appelle, c'est son rôle. Mais le président de l'Assemblée fait des pressions directes ou indirectes, Nicolas Sarkozy convoque des députés dans son bureau et s'arroge le droit de modifier le règlement de l'Assemblée ».

 

Nous ferons les comptes lundi soir, et la comparaison avec les votes en première lecture dans les deux assemblées sera, à n’en pas douter, très instructive sur l’état de notre démocratie et les convictions de nos représentants…

 

L’adoption du quinquennat (qui a eu au moins le mérite de se faire par referendum) a porté un coup sérieux à notre loi fondamentale. Nous saurons dans moins de 72 heures si nos élus ont décidé de l’achever, sans même oser parler de VIème République… ou de IVème bis !

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