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28 juillet 2008

« Surcouf » avait prévenu…

Bien sûr, monsieur le Président, «l’armée n’a pas vocation à faire de l’aménagement du territoire».

 

Evidemment, monsieur le Ministre, «un outil de défense qui ne s’adapte pas est un outil en péril».

 

Mais une réforme « historique » et/ou « essentielle », comme tout ce qui se fait, parait-il, depuis mai 2007, ne devrait pas servir à récompenser quelques amis ou à faire adopter à l’arrachée une révision institutionnelle fort peu consensuelle.

 

c9ac38b399362704dc6930ecc7e7ac85.jpgLes officiers supérieurs du groupe « Surcouf », déclaraient, au lendemain de la publication du livre blanc: « Plusieurs points positifs sont à relever », dont « le principe du resserrement des implantations (dont il faudra attendre la mise en œuvre, les militaires étant habitués à ce que les logiques politiques locales prévalent, ce qui est le cas depuis plus de vingt ans) »...

 

Aux logiques politiques locales, ils pourraient ajouter aujourd’hui les logiques nationales.

 

Comment, en effet, ne pas s’étonner que la publication de la liste finale des sites fermés, regroupés ou déplacés n’ait été reportée à plusieurs reprises et finalement dévoilée qu’au surlendemain du Congrès du 21 juillet ? Et que celle-ci soit sensiblement différente de celle prévue à l’origine ?

 

Comment interpréter, pour ne prendre qu’un exemple, la merveilleuse (…) déclaration du député de la première circonscription de l’Hérault ? Jacques Domergue n’a en effet pas hésité à laisser entendre en conseil municipal à Montpellier il y a quelques jours (eh oui, il est aussi le leader de l’opposition municipale !!!???…), que s’il avait eu un peu plus de soutiens locaux, il aurait sans doute pu, ayant « l’oreille de l’Elysée et de Matignon » (sic), éviter le départ de l’EAI ? Et ceci alors que son collègue gardois « nouveau centriste » a obtenu, seul, du non moins « nouveau centriste » ministre de la défense, une large compensation du départ annoncé à Nîmes-Garons ?

 

Et si « Surcouf » avait aussi raison sur d’autres points ?

23 juillet 2008

Zéro politique !!!!!

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Tout le monde s’acharne depuis lundi soir sur Jack Lang qui est pourtant, avec les quelques élus gaullistes qui ont eu le courage de voter «non», l’un des seuls à avoir exprimé, parmi les parlementaires qui semblent encore avoir quelques convictions, un vote admissible et justifiable, malgré de multiples pressions inadmissibles et inqualifiables.

 

Il semble une nouvelle fois nécessaire de rappeler que la réforme a été adoptée par deux voix de majorité, et qu’une abstention ou un vote négatif de l’ancien ministre n’aurait donc absolument rien changé.

 

«En s’cond lieu», pour reprendre une expression chère à celui qui voulait «laisser de Gaulle en paix» (au point, semble-t-il, de vouloir effacer tout héritage), Jack Lang était le numéro 2 de la commission chargée de réfléchir sur la réforme des institutions présidée par l’ancien Premier Ministre, dont le texte proposé au Congrès s’est très largement inspiré.

 

Jack Lang n’a donc fait que voter un projet de loi dont il était l’un des promoteurs, et s’il y avait un reproche à lui faire ce serait, comme évoqué dans une note du 5 juin dernier, d’avoir déserté l’hémicycle plutôt que de venir voter «oui» dès la première lecture à l’Assemblée Nationale.

 

En revanche, on attend des explications sérieuses et crédibles de messieurs Lambert, Debré, Vanneste, Bourdouleix, Mariton, Tron, etc… et des quatre socialistes (Caresche, Le Guen, Gorce et Valls) qui auraient, semble t-il, rêvé de voter «oui», mais qui décidemment préfèrent le confort d’un «grand journal du soir» au grand courage d’un soir...

 

La Constitution est la loi fondamentale qui fixe les règles de fonctionnement de notre maison commune qu’est la République, elle devrait échapper au débat politicien.

 

Beaucoup semblent l’avoir oublié, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat…

21 juillet 2008

Et en plus, ils ne savent pas compter !

La réforme constitutionnelle a donc été adoptée, vive la République !

 

f271f1f4330fa03bf5152fce0621cfaf.jpgIIIème bis, IVème bis, Vème ter ou VIème, on ne sait pas très bien de laquelle il s’agit, l’avenir nous le dira, mais une nouvelle République entre aujourd’hui en vigueur, sans toutefois oser encore révéler sa véritable identité…

 

D’autant moins que le texte a été adopté de justesse, par deux voix de majorité (et non par une comme on le dit depuis quelques heures; rendons à Sarkozy ce qui appartient à Sarkozy !): avec 538 voix contre 358, la majorité qualifiée aurait aussi été atteinte, et c’est donc bien deux coupables qu’il faudra trouver.

 

Nous avons le choix...

 

Nous ne reviendrons pas sur ceux qui ont été ouvertement achetés: les «Nouveaux Centristes» (ça fait plus d’un an que ça dure), qu’ils soient députés ou sénateurs (même si Philippe Folliot a «courageusement» maintenu son abstention, et si Jacqueline Gourault et Jean-Jacques Jégou ont finalement voté «non») et les Radicaux de Gauche.

 

On peut cependant s’interroger sur les revirements spectaculaires d’Alain Lambert, de six députés UMP ou apparentés, dont Bernard Debré et les élus du CNI (financement des partis politiques ???) qui avaient voté «non» à l’Assemblée, et des cinq abstentionnistes (dont Charrette, Mariton et Tron) qui, malgré les mots très durs qu’ils ont tenus sur le texte, ont finalement choisi le «oui»…

 

Bref, on sent bien que ce projet n’avait aucune raison objective d’être adopté aujourd’hui, et la faible majorité prouve une nouvelle fois que le Président de la République est plus adepte du clivage, du «diviser pour mieux régner», que du rassemblement que lui impose la fonction.

 

Dans un tel contexte, on ne peut que rendre hommage à Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand , Jacques Le Guen, Jacques Myard, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, et aux quelques autres qui ont su résister à des pressions dignes de républiques antérieures, et peut-être à venir...

 

Une question essentielle demeure ce soir: le Président de la République va-t-il pouvoir résister psychologiquement à ce médiocre passage en force, et attendre jusqu’à l'entrée en vigueur du texte avant de venir s’exprimer devant le parlement ???

Le JDD au secours de l’Elysée ?

Le Président de la République n’est semble-t-il pas parvenu à convaincre l’ensemble des parlementaires de la majorité de voter «oui» cet après-midi à Versailles.

 

Hier, c’est le JDD, associé à l’IFOP, qui a publié un sondage selon lequel les Français sont massivement favorables à la modification de notre Constitution. De quoi faire basculer un ou deux suffrages supplémentaires ? 

 

Espérons que nos élus, souvent trop sensibles aux enquêtes d’opinion, sauront, alors qu’il s’agit de notre loi fondamentale, voter en leur âme et conscience.

 

Et si les électeurs étaient réellement séduits par le texte proposé, pourquoi alors ne pas avoir respecté l’esprit de l’article 89 de la Constitution, et choisi le referendum pour faire adopter la réforme ?

 

S’il existait ne nombreuses raisons de fond pour voter «non», un nouvel argument est venu se greffer: les méthodes utilisées pour tenter d’obtenir la majorité qualifiée sont dignes d’un autre âge et inacceptables.

18 juillet 2008

Je l’avais rêvé, Nicolas l’a fait !

A quelques jours, quelques heures même du vote du Congrès sur la réforme constitutionnelle, tout semble se précipiter.

 

Dans une note du 5 juin dernier j’évoquais, au lendemain du vote du projet de loi en première lecture à l’Assemblée Nationale, les possibles manœuvres pouvant viser à faire réfléchir, et surtout fléchir, les parlementaires, de droite comme de gauche.

 

J’avais imaginé pour les premiers le bâton du redécoupage des circonscriptions, pour les autres, la carotte consistant à prendre en compte dans les medias le temps de parole du Président de la République.

 

J’avais envisagé « de petits arrangements entre amis sur des dispositions qui n’ont rien à faire dans notre loi fondamentale ». La proposition faite aux radicaux de gauche de créer un groupe à l’Assemblée avec seulement quinze députés (qui rappelle les manœuvres de F. Mitterrand -qui a fait ses classes sous la IVème- avec les communistes, et qui pourrait cette fois profiter aussi aux valoisiens…) rentre assurément dans ce cadre, tout comme très certainement la position de Jack Lang, et le revirement spectaculaire de Bernard Debré.

 

Les déclarations d’Henri Cuq résument assez clairement la situation : « Il y a des débauchages et des médiocrités dont on avait perdu l'habitude. On nous dit qu'il faut revaloriser le Parlement, or on fait des pressions inacceptables. Des députés ont été convaincus de changer de vote en étant achetés ou contre la promesse d'un maroquin… Que le président du groupe UMP nous appelle, c'est son rôle. Mais le président de l'Assemblée fait des pressions directes ou indirectes, Nicolas Sarkozy convoque des députés dans son bureau et s'arroge le droit de modifier le règlement de l'Assemblée ».

 

Nous ferons les comptes lundi soir, et la comparaison avec les votes en première lecture dans les deux assemblées sera, à n’en pas douter, très instructive sur l’état de notre démocratie et les convictions de nos représentants…

 

L’adoption du quinquennat (qui a eu au moins le mérite de se faire par referendum) a porté un coup sérieux à notre loi fondamentale. Nous saurons dans moins de 72 heures si nos élus ont décidé de l’achever, sans même oser parler de VIème République… ou de IVème bis !

12 juillet 2008

Incohérences et confusions

Alors qu’Ingrid Betancourt venait à peine d’être libérée, le Président de la République renouvelait déjà à d’éventuels repentis des FARCS, à ceux qui souhaiteraient renoncer à la violence, sa proposition de venir goûter l’hospitalité française.

 

e9b67b7041b445b073faa1e378d0194e.jpgPourtant, quelques jours plus tard, le Chef de l’Etat confirmait sa volonté d’extrader Marina Petrella (ex-Brigades Rouges) vers l’Italie, alors qu’elle avait été accueillie sur notre territoire pour avoir renoncé à la violence et au terrorisme. Marina Petrella, assistante sociale, mariée, mère de famille, vivait discrètement depuis quinze ans en France.

 

Il y a sans doute des raisons que la raison ignore…

 

Alors que le projet d’Union Méditerranéenne du candidat Sarkozy semblait plutôt séduisant, nous devrons non seulement nous contenter d’un sommet de l’Union Pour la Méditerranée, mais aussi assister à un défilé du 14 juillet plutôt surréaliste.

 

Pourtant, il aurait été si simple de dissocier dans le temps ces deux évènements qui n’ont pour seul point commun que le lieutenant de la Bâtie, cet officier français tué lors de l’attentat du Drakkar dont la promotion 2008 de l’école interarmes de Coëtquidan, qui défilera et rendra les honneurs lundi sur les Champs-Elysées, porte le nom.

 

Il y a sans doute des raisons que la raison ignore !!!

 

Alors que le candidat à la Présidence se voulait le champion toutes catégories des droits de l’homme et que le Président élu avait multiplié (à l’excès ?) les conditions pour assister à la cérémonie d’ouverture des J.O., ce dernier a finalement décidé de se rendre à Pékin.

 

Pourtant, rien n’a changé, et dès l’annonce, aussi discrète que possible, de la décision présidentielle, l’ambassade de Chine en France s’est empressée de menacer notre pays de représailles au cas où le Dalaï-lama, en tournée européenne durant les jeux, serait reçu par Nicolas Sarkozy.

 

Quelqu’un a-t-il un décodeur ???

03 juillet 2008

"Merci la France"

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