Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06 novembre 2008

I have a dream

Depuis l’officialisation de l’élection de Barack Obama, rares ont été ceux qui sont allés au-delà du fait que les américains avaient élu un Président noir… pardon… de couleur... Pire encore, nombreux sont ceux qui résument l’élection à cela.

 

Il faut tout d’abord relativiser le résultat (largement amplifié par le mode de scrutin), et constater que le rapport de force au niveau du vote populaire est de 52/47, assez voisin de ce que nous avons connu en France en 1995 ou en 2007. Il convient aussi de reconnaître que Barack Obama a largement bénéficié d’un profond mouvement anti-Bush dont ont été victimes les républicains, et que le sénateur de l’Illinois aura dépensé pour sa campagne plus de 600 millions de dollars, contre seulement 150 pour son adversaire.

 

Mais tout ceci ne doit pas occulter les qualités et les convictions profondes de Barack Obama qui font qu’il sera dans quelques semaines le 44ème Président des Etats-Unis d’Amérique.

 

081105 obama.jpgDès 2002, il refusait de cautionner les explications des néo-conservateurs selon lesquelles l’invasion de l’Irak était nécessaire. Mais ce n’est véritablement qu’en 2004 qu’il se fera connaître des américains, par un discours (The Audacity of Hope - titre d’un livre qu’il publiera en 2006) prononcé lors de la convention démocrate, discours fondateur de sa future campagne présidentielle, dont les deux axes principaux seront la réconciliation des américains entre eux, et la main tendue vers le reste du monde, avec en perspective la réconciliation des Etats-Unis avec le reste du monde.

 

Dominique de Villepin était ce matin l’invité d’Europe 1, et a sans doute délivré l’une des meilleures analyses de l’élection qui vient de se dérouler outre-Atlantique: 


podcast

 

Il a notamment souligné la forte intériorité du personnage, la « conscience Obama » qui va bien au-delà de la « star Obama » et la gravité qu’il porte en lui, comme l’ont notamment démontré le calme et la sérénité avec lesquels le nouveau Président américain a accueilli sa victoire mardi soir.

 

Au-delà de cette élection porteuse d’un formidable espoir pour un nouvel ordre mondial, notre ancien Premier Ministre n’a pas hésité à transposer le « concept Obama » à notre hexagone, suggérant, comme il le fait depuis qu’il est entré à Matignon en 2005, l’émergence d’un mouvement de réconciliation, dont il serait bien évidemment l’inspirateur.

 

YES, HE CAN !

Les commentaires sont fermés.