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22 novembre 2008

C’est quand même mieux à l’UMP !

Il n’est pas nécessaire d’être un grand spécialiste du PS pour imaginer qu’idéologiquement et  philosophiquement (si ces termes ont encore un sens pour les partis politiques) Ségolène Royal est plutôt proche de Bertrand Delanoë, et Martine Aubry de Benoit Hamon.

 

Ainsi, au regard du vote sur les motions, la Dame du Poitou aurait dû arriver assez largement en tête, aux environs de 55%. Mais c’était sans compter sur l’intervention du retraité de la vie politique…

 

Meuh non, pas Edouard Balladur, qui n’a par ailleurs jamais été aussi actif et sur des sujets aussi importants que les réformes constitutionnelle et des collectivités locales alors que les Français l’ont remercié dès le premier tour des présidentielles de 1995 (il n’avait sans doute pas encore fait assez de dégâts en théorisant, au début des années 80, la cohabitation). Il s’agit bien entendu de Lionel Jospin, qui a subi le même sort en 2002, et qui lui aussi semble s’ennuyer, sur son île.

 

Le jeu des alliances contre nature a donc donné le résultat que l’on sait, l’élection du Maire de Lille avec 42 voix d’avance, soit 0.04% ! Dans la « vraie vie », n’importe quel tribunal administratif annulerait le scrutin, et provoquerait une nouvelle élection. Nous verrons ce que feront les socialistes…

 

A l’UMP, où l’on renouvelle en ce moment les instances départementales et le Conseil National, les choses sont nettement mieux organisées. Il y a les candidats officiels, les candidats officieux influents qui pourraient faire un bon score, peut-être même être élus (bref, dangereux), et les autres. Les premiers sont généralement élus et souvent confortablement, on dissuadera les seconds de se présenter, tandis que les derniers permettront de faire vivre la démocratie interne... Autre avantage, le système est inculqué dès le plus jeune âge. Ainsi, chez les Jeunes Populaires, l’élection du délégué de classe a été organisée l’été dernier selon ces principes, et sous l’étroite surveillance du prof’ principal et du CPE…

 

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En janvier 2002 paraissait Zéro Politique, avec pour sous-titre « Les partis, un monopole dans la crise ». Crise idéologique bien entendue, qui fait que les partis se sont vidés de leurs militants pour ne plus regrouper qu’élus, candidats et apprentis candidats qui rêvent à leur tour d’être élus pour se laisser dicter leurs choix politiques par quelque lobby, fonctionnaire, ou conseiller zélé. Il fut un temps où l’on était élu par reconnaissance de compétences, on l’est aujourd’hui de plus en plus pour avoir su gravir un à un les échelons de la hiérarchie du parti, et de préférence sans trop faire de vagues.

Commentaires

J'adore ! Merci de votre lucidité dans cet univers d'aveugles consentants ou forcés, car enfumés.

Écrit par : samira | 24 novembre 2008

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