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08 décembre 2008

(15 + 1) > 15…

Eh oui, même Faubourg St Honoré, 15 + 1 font, pour l’instant (…), toujours 16 !

 

Le candidat Nicolas Sarkozy déclarait et écrivait noir sur blanc dans son projet: « si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace ». Au printemps dernier, l’Elysée avait même prévu d’inscrire dans la Constitution la fixation par une loi organique de la taille maximale des gouvernements, disposition finalement rejetée par les députés (ouf !).

 

081208 devedjian.jpgAinsi, avec la nomination de Patrick Devedjian comme ministre (auprès du Premier Ministre - et sur proposition de ce dernier…), « chargé de la mise en œuvre du plan de relance », nous prenons donc l’énorme risque de sombrer dans l’inefficacité…

 

D’autant plus que M. Devedjian demeurera vraisemblablement Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, qui gère tout de même un budget de près de 2 milliards d’euros, l’équivalent du PIB de la Grèce.

 

Aussi, serait-il sans doute raisonnable de lui rattacher quelques secrétaires d’Etat, dont un pourrait par exemple suivre la relance des ventes du dernier album de Carla Bruni, alors que son distributeur en Grande-Bretagne est au bord de la faillite (sauf bien entendu si le Président traite directement le problème avec Gordon Brown, et l’évoque dès cet après-midi lors de son déplacement à Londres)…

 

Autre gêne soulevée par « l’ouverture jusqu’aux sarkozystes »: avec 7 ministres femmes sur 16, la parité (autre promesse phare du candidat Sarkozy), déjà fortement mise à mal lors de la nomination des secrétaires d’Etat, n’est désormais plus de mise dans le peloton de tête.

 

Bref, nous voici en présence du gouvernement Fillon IV, en attendant la version V (avec la démission de Jean-Pierre Jouyet le 15 décembre), et la version VI, attendue pour le 24 janvier (lorsque Xavier Bertrand deviendra officiellement Secrétaire Général de l’UMP) si entre temps Michèle Alliot-Marie ou Christine Boutin n’ont pas la mauvaise idée d’aller skier durant les fêtes de fin d’année et de se casser une jambe…

 

Finalement, Jean-Claude Trichet a peut-être raison: dès que l’on baisse les taux, l’inflation reprend de plus belle. Et ceci d’autant plus facilement que les ministres n’ont maintenant plus l’obligation de retourner devant les électeurs pour retrouver leur mandat parlementaire.

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