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18 décembre 2008

L'invité de France Inter

Dominique de Villepin était ce matin l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter:

 

podcast

 

Il a participé ensuite à Inter Activ', répondant aux questions des auditeurs:

 

podcast

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Commentaires

Bonjour l'Hérault républicain, pourriez-vous reproduire sur votre blog les extraits suivants de l'intervention de ce matin? Merci !
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Nous vous reproduisons ici les prises de position politiques de Dominique de Villepin sur un certain nombre de sujets qu’il considère comme essentiels pour notre pays. Nous vous demandons d’accepter de bien vouloir participer à les diffuser le plus largement possible sur la Toile, afin de toucher le plus grand nombre de Français possible. Chacun de nous doit en effet devenir un relais média de la vision politique que porte Dominique de Villepin, au service de l’intérêt général. Comme vous pouvez le constater, très peu de journaux ont repris ses propositions. Aussi, il revient à chacun d’entre nous de se mobiliser pour répandre sur la toile ses prises de positions, mais aussi de s’en imprégner afin de pouvoir en parler autour de nous.

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Voici les extraits les plus importants de l’intervention de Dominique de Villepin sur France Inter ce matin (18 décembre 2008) :



« Dans la politique française, plus que jamais l’exigence de rassemblement, l’exigence d’unité est importante.

Pour faire face à la crise nous devons choisir de sortir de la confusion des projets, la confusion des initiatives pour vraiment nous rassembler sur ce qui est essentiel. Je pense qu’il y a des débats stériles et inutiles comme le travail le dimanche et la réforme de l’audiovisuel. Un bon débat, c’est un débat qui rassemble et c’est un débat qui permet d’adopter des mesures qui donneront des résultats. Posons-nous ces questions : qu’est-ce qui est efficace ? Qu’est qui rassemble les Français ? Ce sont les deux questions préalables à tout projet politique. »



Sur la liberté :

« Je suis soucieux de grands équilibres. Je suis soucieux de plus de liberté. Le thème même des libertés publiques reste un grand sujet d’actualité ; tout ce qui peut conduire à donner plus de pouvoir à quelques-uns doit être regardé avec beaucoup de suspicion. »



Sur la réforme de l’audiovisuel public :

« On manque d’argent. On pose un problème d’équilibre financier à l’audiovisuel public et on entre dans une régression sur le plan des libertés publiques en nommant le président de France Télévisions par le Président de la République.

Notre pays a plus que jamais besoin de débats positifs, de débats constructifs, et tout ce qui vient réduire cette capacité d’expression est dangereux. »



Sur les principes républicains :

« Nous avons besoin de respecter notre pacte républicain. Nous avons besoin de respecter des grands principes. »

Dominique de Villepin attribue une mention spéciale à Simone Veil, qui vient de remettre un rapport en ce sens au Président de la République.

Dominique de Villepin s’oppose fermement à la mise en œuvre de la discrimination positive et appelle les Français à la vigilance sur tous nos principes républicains. Il a cité le mérite républicain et la laïcité. Il rejette le concept de la laïcité positive, s’insurge contre la mise en place d’emplois réservés et réaffirme que le mérite doit rester la clé dans notre pays : « La question de la discrimination positive ou de la diversité est essentielle, car elle touche à notre cohésion sociale et à notre pacte républicain. La discrimination positive, les Américains sont en train de l’abandonner et Barack Obama a été extrêmement clair sur sa volonté de réconciliation tout au long de la campagne […] Est-ce que la France doit entrer dans un schéma, alors que nous sommes un pays particulièrement fragile, nous sommes un pays à faible consensus, nous sommes un pays fondamentalement divisé : évitons de faire en sorte d’opposer des communautés, une France à une autre. Je crois que c’est une logique dangereuse pour notre pays […]Tout ce qui peut diviser, monter les Français les uns contre les autres, donner un sentiment d’injustice en réservant des places, en réservant des emplois, c’est profondément dangereux […] Il y a une contradiction entre ce que qui est dit par le Président de la République, qui dit je ne choisis pas la discrimination positive et Yazid Sabeg dit très clairement qu’il veut mettre en place la discrimination positive. Il va falloir rétablir quelques cohérences […] Veillons à ce que nos principes républicains soient respectés. Je le dis parce que nous sommes au tout début de la crise, les choses vont s’aggraver, le niveau de vie des Français risque de baisser bien davantage. Je pense que dans ce contexte, il faut mesurer l’urgence, mesurer la chance que nous avons d’avoir des principes républicains forts et répondre à l’exigence sociale, parce c’est la priorité des prochaines années et des prochains mois. »



Sur l’économie :

« Un bon plan de relance, c’est un plan qui est sur deux jambes : l’investissement et la consommation. L’innovation et l’économie de la connaissance, c’est la carte que la France doit jouer dans le nouveau monde. La crise peut être une chance pour ceux qui peuvent être courageux et avoir la lucidité de faire les bons choix.

- les pays qui passeront le mieux à travers la crise sont ceux qui parient sur l’exigence de cohésion sociale. Le fait de renforcer la cohésion sociale est une exigence absolue si nous voulons traverser la crise sans trop de difficultés et repartir plus vite que les autres ! Le risque social existe d’autant plus qu’il y a un sentiment d’injustice.

- N’oublions pas les Français qui sont confrontés aux plus de difficultés. Notre attention doit se porter, par exemple, sur les salariés de l’industrie. Nous voyons que l’industrie est frappée de plein fouet. Nous avons aujourd’hui des milliers de petits Alsthom, dans notre pays, qui ont des problèmes de trésorerie : le fond de soutien aux entreprises en difficulté doit être mis en place extrêmement rapidement. De même, pour tous ceux qui sont dans des emplois précaires, nous devons faire davantage.

- Le modèle économique doit évoluer pour s’adapter à la mondialisation.

- Il faut s’appuyer sur des secteurs qui nous permettent de redémarrer plus vite et ne pas faire l’impasse sur la consommation.

- L’investissement, c’est essentiel. J’ai cité le logement, je citerai aussi l’innovation parce que l’on doit parier sur l’investissement matériel. Il faut aussi parier sur l’investissement immatériel.

- L’innovation, l’économie de la connaissance est sans doute le grand créneau pour l’économie française pour les prochaines années. Le deuxième pilier, c’est la consommation. Je ne crois pas qu’on puisse faire l’impasse sur la consommation parce qu’alors que nous sommes dans une situation d’atonie, dans une situation dépressive, il faut bien que les choses repartent, et c’est par la consommation, c’est par la demande que les choses sont susceptibles de repartir.

- La TVA est un impôt injuste qui frappe également des gens dans des situations différentes.

Sortons d’une politique d’éparpillement. Est-ce qu’on peut continuer à distribuer tous les jours des milliards qui vont finir par nous couter très cher ? J’ai laissé un déficit public de 36 milliards. Ce déficit public sera de 80 milliards pour 2009. »



Sur le travail le dimanche :

« Je pense que c’est un débat inutile, alors que l’on sait que ce travail le dimanche ne permettra pas d’augmenter le nombre d’emplois et n’aura pas d’effet sur notre situation économique. Est-ce que la question du travail le dimanche a un sens ? Est-ce que le travail le dimanche peut permettre à notre pays d’être plus efficace dans la crise ? Est-ce que ça créera des emplois ? La réponse c’est non, donc est-ce que ce sujet nous divise ? Oui. Faut-il le laisser de côté ? La réponse est oui. »



Sur le procès Clearstream :

« Je veux faire face parce que je suis le plus intéressé à ce que la vérité apparaisse. Cette vérité, elle peut être écartée lors d’une instruction qui peut se faire à travers une construction politique et idéologique, elle ne peut pas être écartée lors d’un procès. Je suis ravi que tout cela soit traité au grand jour. Les Français seront témoins. Les Français pourront juger et, j’en suis convaincu, la vérité l’emportera ! »



Sur la politique étrangère de la France :

« La France doit préserver à tout prix son indépendance. Rentrer pleinement dans l’OTAN diminuerait les capacités d’initiative de la France. Cela réduirait l’indépendance de la France. Je ne renonce pas à ce que le bon sens, à ce que l’intérêt national l’emporte.

Nous avons un travail de concertation, un travail de cohérence pour définir un intérêt général européen. Qu’est-ce que l’intérêt général européen ? Il faut constater que nous sommes encore au tout début de cette réflexion. »



Sur la création d’un cercle de réflexion ou d’un parti politique :

« J’ai fermement l’intention, parce que je ressens profondément autour de moi, au sein de la majorité, et dans mes différents déplacements en France, je ressens profondément l’idée de bousculer un certain nombre d’idées reçues, de faire bouger les choses. Nous avons besoin dans la vie politique française aujourd’hui de davantage d’hommes politiques qui n’aient pas peur. »

Écrit par : Blog halte au complot | 18 décembre 2008

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