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25 août 2009

Pourquoi faire simple…

On ne peut que se féliciter de l’intervention du Président de la République concernant la rémunération des traders. Les résultats semblent au rendez-vous, notamment avec l’engagement pris par les établissements financiers de mettre en place un système de bonus-malus et la volonté du Chef de l’Etat de porter le débat au prochain G20.

090825 traders.jpgIl conviendrait toutefois de se remémorer les origines de la crise que nous traversons, les fameux subprimes que le candidat Sarkozy rêvait finalement d’importer dans notre pays lorsqu’il préconisait que chaque Français puisse devenir propriétaire de son logement. Ces produits financiers, s’ils ont été négociés avec plus ou moins d’adresse sur les marchés par les traders et avec l’aval de leurs directions, on été bien entendu imaginés par d’autres qui avaient pris le véritable risque, celui d’accorder des crédits bien au-delà du raisonnable.

Notons aussi que les banquiers n’ont aujourd’hui pris aucun engagement précis sur le financement de l’économie, ce qui est, ou devrait pourtant être leur mission principale.

Certains auraient préféré à l’époque que l’Etat vienne au secours des banques en prenant des participations plutôt que par de la dette subordonnée. En étant présent au sein des conseils d’administration, la puissance publique aurait ainsi eu un droit de regard sur l’ensemble des activités et produits bancaires, évitant la nomination de médiateurs en tous genres et la prolifération de réunions convoquées au gré de l’actualité.

Si le montant des rémunérations des traders peut apparaitre comme choquante (mais l’est-elle réellement plus que celle d’un footballeur pour ne prendre qu’un exemple), elle n’est pas la source de tous les maux, et il conviendrait de s’intéresser d’un peu plus près aux produits qu’ils échangent chaque jours, et de s’assurer que ceux-ci reposent sur des sous-jacents bien réels et sains.

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