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28 août 2009

Exclu ! Le procès Clearstream a débuté !

Bien que l’on ait longtemps raillé sa lenteur, on a pu constater lors d’affaires récentes, notamment celle concernant l’ancien Président du Conseil Général des Yvelines déjà évoquée ici, que la justice française pouvait être d’une remarquable efficacité.

090828 clearstream.jpgLe procureur de Paris, Jean-Claude Marin en a, si cela était encore nécessaire, apporté une nouvelle preuve ce matin sur Europe 1.

Répondant aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, il a ouvert en direct le procès Clearstream plus de trois semaines avant la date prévue du 21 septembre.

La justice, pour préserver la sérénité des débats a, jusqu’à présent, toujours refusé l’accès des tribunaux aux caméras de télévision et aux micros.

Pourtant, ce matin, celui qui soutiendra en personne l’accusation pendant un mois a parlé de « faits établis », affirmant que Dominique de Villepin a été le « bénéficiaire collatéral et parfaitement conscient » des faux listings ayant fait « une utilisation frauduleuse d’une information que l’on savait fausse ».

Après une telle charge, et même s’il a cru bon d’ajouter que « l’audience sera essentielle », on peut légitimement se demander quelle conception ce haut magistrat a de la nécessaire sérénité des débats et de l’indépendance de la justice…

 

25 août 2009

Pourquoi faire simple…

On ne peut que se féliciter de l’intervention du Président de la République concernant la rémunération des traders. Les résultats semblent au rendez-vous, notamment avec l’engagement pris par les établissements financiers de mettre en place un système de bonus-malus et la volonté du Chef de l’Etat de porter le débat au prochain G20.

090825 traders.jpgIl conviendrait toutefois de se remémorer les origines de la crise que nous traversons, les fameux subprimes que le candidat Sarkozy rêvait finalement d’importer dans notre pays lorsqu’il préconisait que chaque Français puisse devenir propriétaire de son logement. Ces produits financiers, s’ils ont été négociés avec plus ou moins d’adresse sur les marchés par les traders et avec l’aval de leurs directions, on été bien entendu imaginés par d’autres qui avaient pris le véritable risque, celui d’accorder des crédits bien au-delà du raisonnable.

Notons aussi que les banquiers n’ont aujourd’hui pris aucun engagement précis sur le financement de l’économie, ce qui est, ou devrait pourtant être leur mission principale.

Certains auraient préféré à l’époque que l’Etat vienne au secours des banques en prenant des participations plutôt que par de la dette subordonnée. En étant présent au sein des conseils d’administration, la puissance publique aurait ainsi eu un droit de regard sur l’ensemble des activités et produits bancaires, évitant la nomination de médiateurs en tous genres et la prolifération de réunions convoquées au gré de l’actualité.

Si le montant des rémunérations des traders peut apparaitre comme choquante (mais l’est-elle réellement plus que celle d’un footballeur pour ne prendre qu’un exemple), elle n’est pas la source de tous les maux, et il conviendrait de s’intéresser d’un peu plus près aux produits qu’ils échangent chaque jours, et de s’assurer que ceux-ci reposent sur des sous-jacents bien réels et sains.