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21 janvier 2008

Avec de tels amis…

… inutile de s’encombrer d’adversaires !

 

Martine Petitout, la passionaria des contribuables montpelliérains, s’exprimait ce matin dans les colonnes du Midi-Libre à l’occasion d’une interview.

 

Dès la première question, le décor était planté: «…s’il devait ne pas y avoir de second tour.», « Jacques Domergue est parti avec un handicap, une approche trop brouillonne des choses».

 

974079b68c20acb19148eb1edcfddb89.jpgElle tente cependant aussitôt de tempérer ses propos, excusant les maladresses du candidat par le fait qu’il ne fait pas partie du conseil municipal…

 

Ainsi, l’attaché parlementaire du député (son plus proche collaborateur) et le leader du groupe municipal UMP auraient caché à celui qui se prépare depuis plus de six ans au scrutin de mars prochain tout ce qu’ils connaissaient des affaires de la ville ?

 

Mais si la présidente de l’ACH34 semble douter de la victoire et des capacités du candidat à conduire la liste, elle n’hésite pourtant pas à exiger, en cas de succès, le poste d’adjoint aux finances, et à rappeler ses réserves sur la gratuité des transports en commun !

 

Il ne reste plus qu’à trouver quelques colistiers de la trempe de Mme Petitout, et la victoire sera assurée !...

20 janvier 2008

Et si Georges Frêche était le premier des sarkozystes ?

A moins que ce ne soit l’inverse, que Nicolas ne se soit inspiré de l’exemple de Georges, au pouvoir depuis 30 ans grâce à ses indécentes, pardon, incessantes provocations.

 

30 ans, c’est 5 mandats municipaux, mais aussi 6 quinquennats (ça promet !)…

 

Quoi qu’il en soit, «l’affaire» de la statue de Lénine a parfaitement fonctionné, avec semble-t-il la volonté sous-jacente de démontrer que la provocation est aujourd’hui le meilleur outil de la communication politique.

 

Peu importe ce que l’on peut dire. Peu importe si une prise de position tient compte de l’intérêt général ou non, si elle peut choquer, si elle vient parfois contredire des propos exprimés quelques jours,  quelques semaines ou quelques mois auparavant, peu importe si l’on confond vie publique et vie privé, l’essentiel est d’exister, médiatiquement bien entendu.

 

Mais pour exister, le candidat de l’UMP à la Mairie de Montpellier ferait mieux de recadrer le débat plutôt que de tomber dans le piège tendu par Georges et son nouvel ami Vladimir Ilitch en le commentant, directement ou par l’intermédiaire des ses colistiers ou supporters. Il aurait aussi tout intérêt à inviter les montpelliérains à l’écouter ailleurs dans des salles de réunion d’hôtels, et à «délocaliser» son inaccessible permanence du premier étage d’un immeuble de la place de la Comédie où seuls oseront se rendre ses fans, ce qui ne lui fera à l’évidence pas gagner la moindre voix (autant stocker tracts et affiches dans son garage, cela fera des économies pour le contribuable -l’ami de Martine- sur les frais de campagne).

 

3d983724a3c8e22e830ef938a8ae585a.jpgLes sondages de ces derniers jours (Sarkozy distancé par Fillon dans le JDD, et même par Jacques Chirac dans le tableau de bord Paris-Match du mois de janvier) tendent à prouver que les Français, après une longue période de confusion savamment orchestrée, font maintenant la différence entre politique, communication, communication politique et politique de communication.

 

Les tromper une nouvelle fois sur un scrutin «localo-national» ou «nationalo-local» (on ne sait plus très bien) ouvrirait à nouveau un boulevard aux extrêmes, qu’elles soient de droite ou de gauche.