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14 février 2010

Irak, Afghanistan, même combat !

Dominique de Villepin participait il y a quelques jours à un débat devant les étudiants de Sciences Po sur la question afghane:

 

 

En ce 14 février, date anniversaire de son intervention devant l'ONU (c'était il y a 7 ans), l'écoute en simultané de ces deux discours permet de mettre en évidence la continuité de la pensée de l'ancien Premier Ministre, ce qui est suffisamment rare en politique pour être souligné, d'autant plus que nombreux sont ceux qui souhaiteraient aujourd'hui résumer la parole de Dominique de Villepin à de l'anti-sarkozysme primaire. Que les plus sceptiques prêtent une attention toute particulière aux paroles prononcées à New York, l'alternative était déjà au cœur du débat:

 

 

(texte du discours en archive, l'HR du 14 février 2009)

 

Le 1er février 2010, rue Saint Guillaume, Dominique de Villepin déplore que "ce grand enjeu qu'est l'Afghanistan ne justifie aujourd'hui que l'intervention des occidentaux". Le 14 février 2003, à propos d'une éventuelle guerre en Irak, il déclarait: "c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité".

 

Le 1er février 2010, Dominique de Villepin constate que "nous ne sommes pas compris par la population afghane, et (que) nous sommes même ressentis comme des forces d'occupation". Le 14 février 2003, il prévenait: "n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix et, ne nous voilons pas la face, ce sera long et difficile"...

 

On pourrait ainsi jouer au jeu des sept similitudes, sans doute même plus, mais chacun pourra se forger sa propre opinion en écoutant ou réécoutant ces deux interventions.

 

Et Dominique de Villepin de conclure que "J'aspire à une diplomatie française, une diplomatie indépendante qui défende une vision de la région, une vision du monde" (01/02/2010), et qu'"il croit en notre capacité à construire un monde meilleur" (14/02/2003. Non, ce n'est pas Alain Delon qui s'exprime, mais bien Dominique de Villepin, le "il" se référant à ce vieux pays, la France...).

 

En attendant (le président de la République l'avait annoncé sur TF1 face à Laurence Ferrari même si cela était passé inaperçu pour avoir essentiellement servi d'"access prime-time" à un "reality-Pernaut-show" - l'HR du 27/01/2010), 80 soldats supplémentaires seront envoyés en Afghanistan.

 

Même déguisés en formateurs, ils ne seront malheureusement peut-être que 80 cibles immobiles, 80 fruits confits sur 80 gâteaux...

07 février 2010

Election, piège à …

Nadine et Xavier ont relayé ce week-end ce qui semble être le nouveau leitmotiv élyséen: "la légitimité, c'est quand vous vous présentez et que vous êtes élu", dixit le secrétaire général de l'UMP, merveilleusement relayé dans son propos par la secrétaire d'Etat à la famille qui a déclaré que "pour participer à la vie politique, (...) rien de mieux que d'être candidat au suffrage universel".

 

Ces amabilités s'adressent bien entendu à Dominique de Villepin, Xavier Bertrand précisant qu'il n'était qu'un adhérent comme un autre du mouvement populaire. Tous, ou du moins ce qu'il en reste, sont-ils donc traités ainsi:

 

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Mais pour une fois, Nadine Morano n'a pas dit que des ... "biiiip", constatant que l'ancien Premier Ministre aurait "déjà pu être candidat aux élections législatives de 2007".

 

Effectivement, il aurait pu l'être, avec en plus l'assurance d'être élu comme d'autres l'ont été dans les Hauts-de-Seine pour ne prendre qu'un exemple, même s'ils ont dû parfois profiter des soucis de santé d'un rival potentiel pour s'emparer de la mairie qui leur a servi de tremplin.

 

Il est décidément nettement plus facile de tenter d'instrumentaliser la justice, de fouiller dans les poubelles ou d'user d'arguments ou de stratégies politiciens plutôt que d'opposer des idées aux idées. "Faire de la politique c'est aider les gens à vivre ensemble au quotidien mais peut-être aussi un peu avec une vision du monde", déclarait il n'y a pas si longtemps Hervé Mariton sur le site web du Club Villepin... La politique est un engagement avant d'être un métier, même si certains ont décidé d'en faire une profession, et sont prêts à toutes les bassesses pour conquérir ou se maintenir au pouvoir.

 

La cabale lancée par la direction parisienne du parti socialiste contre le président de la région Languedoc-Roussillon en est une parfaite illustration. Les magouilles pas très orthodoxes du PS contre Georges Frêche auraient pu sembler sincères si elles avaient été engagées bien plus tôt !

 

Mais ce dernier n'est-il pas finalement lui-aussi pris au piège de ses excès, lui qui déclarait il n'y a pas si longtemps qu'il était élu par 94 % de ...

 

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