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09 juillet 2007

Menteur !!!

Le Président de la République a estimé lundi en conseil des ministres que l'engagement de Dominique de Villepin, "pris en avril 2007", de ramener la dette publique française à 60% du PIB et le déficit à zéro en 2010 n'avait pas "beaucoup de sens".

Le Président de la République, sans doute déjà trop occupé par la campagne électorale et son seul objectif de conquête du pouvoir, n’a donc pas suivi la première conférence des finances publiques (janvier 2006), ni le débat d’orientation budgétaire pour 2007 (et notamment le discours de Thierry Breton devant le parlement du 22 juin 2006 - partie 5).

Faudra t-il rappeler au Président de la République qu’il était pourtant, en cette année 2006, le numéro deux du gouvernement ???...

Rappel…

C’était le 12 février 2007, le Premier Ministre, Dominique de Villepin, s’exprimait devant la 2ème conférence nationale des finances publiques, rendez-vous annuel qu’il avait institué un an auparavant. Extraits:

«…Le désendettement de l’Etat est possible dans des délais rapides, c’est un enjeu vital pour les Français. Vital pour leur pouvoir d’achat, qui est une préoccupation essentielle de nos concitoyens et qui sera un sujet central de la campagne électorale… Nous engager résolument dans la voie du désendettement permettra de libérer de nouvelles marges de manœuvre, de ne plus craindre la compétition internationale, de faciliter la vie quotidienne de nos concitoyens… Le désendettement c’est vital enfin pour moderniser et financer durablement nos services publics. Un Etat qui se désendette, ce n’est pas un Etat qui se désengage de ses responsabilités. C’est au contraire un Etat qui se renforce et peut assumer pleinement son rôle de garant des services publics, de la justice sociale et de l’intérêt général. C’est un Etat qui regarde vers l’avant et concentre ses efforts sur l’éducation, la santé et la sécurité des Français…

…La dette ne doit servir qu’à financer l’investissement. C’est une règle d’or que l’Etat doit pouvoir respecter en 2010. Je propose qu’elle soit inscrite à terme dans notre Constitution… la modernisation de nos finances locales : il ne sert à rien de désendetter l’Etat et de faire baisser les impôts si c’est pour que les taxes locales augmentent par ailleurs… La pluriannualité : nous devons faire en sorte que le gouvernement propose au Parlement des dépenses sur trois ans… La pratique des audits de modernisation étendue à l’ensemble des administrations publiques...»

A quelques heures de la réunion de l’Eurogroupe, ce rappel n’était peut-être pas inutile, au moins à titre de comparaison avec ce qui sera dit ce soir…