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21 juin 2007

Vengeance ?

Jean-Pierre Raffarin procède aujourd’hui à une attaque en règle de la TVA sociale, ou TVA anti-délocalisation.

Est-ce parce qu’il voit s’éloigner la possibilité d’une sous-présidence de l’UMP qu’il s’exprime ainsi sur l’une des bonnes idées de Nicolas Sarkozy ? Est-ce une vengeance ou la simple formulation de ses idées libérales ? Nous lui accorderons le bénéfice du doute, les deux hypothèses étant de toute façon irrecevables…

Je me suis déjà exprimé sur le sujet (jeux de mots).

La TVA anti-délocalisation est une réforme intéressante, mais qui n’est effectivement pas sans danger pour le pouvoir d’achat compte tenu du volume actuel de nos importations (heureusement que les ventes d’Airbus limitent les dégâts). Et puis il y a aussi le précédent du passage à l’euro qui, sous prétexte d’arrondis, a provoqué une formidable augmentation des prix qui demeure profondément ancrée dans les esprits.

medium_Philippe_Seguin.jpgC’est une réforme qui aurait du être réalisée, comme le préconisait Philippe Séguin à l’époque, au début des années 90.

Cependant, on le constate encore avec l’affaire Jalatte (pour ne prendre qu’un exemple), nous ne sommes pas encore au terme du processus de délocalisation. Ce seul cas particulier, et sa conséquence tragique (le suicide du fondateur de la société), suffit à justifier l’expérimentation de la réforme.

Pourquoi alors attendre 2009 ? Il y a urgence !!!

Si nous pouvons encore sauver des emplois, c’est maintenant, et cette réforme, correctement encadrée, sera certainement plus efficace pour la collectivité, si elle fonctionne, que l’exonération fiscale des intérêts d’emprunts.

Espérons que le sujet sera évoqué dès la séance de questions au gouvernement du 26 juin… et sans esprit polémique, ce qui est moins sûr…

20 juin 2007

Un fauteuil pour deux

Si la nomination de Christian Estrosi au gouvernement a semble-t-il résolu le problème de la présidence du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, l’élection au Perchoir fait l’objet d’une vive compétition entre les deux candidats de la majorité, dans des conditions un peu surprenantes.

Tout d’abord, c’est l’un des deux candidats qui a organisé cet après-midi une primaire au sein du groupe UMP. Cette présélection ne paraissait pas indispensable, et le minimum eut été que ce premier scrutin soit organisé par une personne neutre, un doyen par exemple.

Par ailleurs, mais c’est sans doute une coïncidence, les députés de la majorité sont reçus à l’Elysée ce midi, à quelques heures de la réunion de groupe, et alors que l’un des deux candidats rappelle chaque jour qu’il a le soutien du Président et du Premier Ministre.

medium_070603_POM.jpgIl serait sage que nos députés choisissent celui qui a une longue expérience de l’Assemblée Nationale, notamment aux côtés de Jacques Chaban-Delmas qui fut, personne ne pourra dire le contraire, un grand Président.

Il serait sage que nos députés choisissent Patrick Ollier !