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18 juin 2007

Lendemain d’élection…

Alors que le PS est en lambeaux et n’incarne aucune alternance crédible, que le FN est à un plus bas historique, que le MoDEM a été réduit à néant par quelques combinaisons d’un autre âge, l’UMP aura moins de députés qu’en 2002!

Le Président de la République devra en tirer toutes les conséquences.

S’il était parvenu à passer en force pour imposer sa candidature à l’élection présidentielle, il devra comprendre que l’on ne conduit pas la France comme une armée de militants.

Il devra comprendre que les députés (les vrais, pas les «champions de surf» qui profitent des vagues successives), même s’ils ont un rôle avant tout national, sont aussi quelque part des élus locaux, proches de leurs électeurs, qui savent généralement se faire réélire en toutes circonstances, parce qu’à l’écoute de leurs concitoyens, et généralement dotés d’un sens profond de l’intérêt général.

Il devra comprendre que l’Assemblée Nationale n’est pas une simple chambre d’enregistrement, et que c’est d’elle, et d’elle seule, dont dépend la légitimité du gouvernement.

Mais quoi qu’il en soit, il faudra trouver des responsables à cette semi-défaite. Le résultat des présidentielles devait offrir au Président une majorité soviétique.

Ce responsable sera, à ce que l’on dit, Jean-Louis Borloo et la TVA sociale. Un peu facile lorsque l’on s’est fait élire sur le «je dirai tout avant, pour tout faire ensuite»…

18 juin

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« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit? L'espérance doit-elle disparaître? La défaite est-elle définitive? Non!

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule! Elle n'est pas seule! Elle n'est pas seule! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »


(Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré)