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05 juin 2007

Ouverture, vous avez dit ouverture ???

Bayrou l’a proposée, Sarkozy l’a faite, parait-il… Sauf que cela ressemble plus à du débauchage pour l’instant, comme l’avait fait Mitterrand en 1988.

S’il est en tous cas un endroit ou ce terme d’«ouverture» est inconnu, c’est bien à l’UMP.

Les élections législatives étant d’ores et déjà gagnées, les candidats aux postes qu’il reste à pourvoir se multiplient.

Et il semblerait que pour devenir président du groupe à l’Assemblée, ou Président de l’Assemblée elle-même, la mention «sarkozyste de la première heure» (et même avant si possible…) soit indispensable sur le CV.

Patrick Ollier, avec l’attachement au texte de 1958 qu’on lui connaît, développe ses 21 propositions pour un meilleur fonctionnement de l’Assemblée. La campagne de Bernard Accoyer tient en deux mots, «Sarkozy» et «Fillon». C’est malheureusement beaucoup plus efficace en ces temps euphoriques…

Même le pauvre Raffarin, qui a pourtant fait tout ce qu’il a pu pour que ses amis libéraux rejoignent le candidat Sarkozy dès le mois de décembre 2006 (souvenez-vous, le déjeuner «Chez Françoise», dont le «menu parlementaire» risque de devenir très indigeste dès les prochaines semaines) se verra certainement refuser une «sous-présidence» d’une partie d’une direction collégiale d’une UMP cantonnée au rôle de soutien inconditionnel du pouvoir en place… Nous nous éloignons encore un peu plus de la Constitution: «Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement» précise l’article 4.

Verrouiller, verrouiller… verrouiller encore…

04 juin 2007

Les subtilités de l’alchimie électorale

Les élections législatives désigneront certainement pour siéger à l’Assemblée Nationale aux environs de 400 parlementaires issus ou soutenus par l’UMP.

C’est mathématique, lié à la fois au mode de scrutin, à l’effet quinquennat, et à l’élan créé par l’élection présidentielle.

Les militants pourront redoubler d’efforts, les lignes bougeront difficilement.

Ainsi, dans la première circonscription du Gard, Simon Casas a le soutien de la quasi-totalité des militants de l’UMP et fait campagne sous le slogan «génération Sarkozy». Il a pourtant peu de chances de figurer au second tour…

Ailleurs, on trouve des circonscriptions où militants et cadres de l’UMP font, certes discrètement, mais clairement campagne contre des candidats investis par le mouvement. Mais parce que ces candidats ont un bilan, une personnalité, profitant de l’élan du 6 mai, ils seront très certainement élus.

Enfin, comme à chaque scrutin, il y aura les surprises, les «nouvelles têtes» qui vont émerger.

Bernard Sananes, directeur général chez Euro-RSCG, tente, avec son expérience, de tempérer les pronostics livrés par les sondages, afin d’obtenir une vision aussi réaliste que possible de ce que sera le résultat du 17 juin.