Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13 mai 2007

Première semaine

Il ne s’agit pas ici d’évoquer la soirée électorale du nouveau Président, ni ses quelques jours de vacances qui ne sont au final qu’une faute de gout qu’il aurait été préférable d’éviter, mais plutôt la façon dont les choses se déroulent depuis jeudi.

medium_Republique.2.jpg

Notre Constitution précise dans son article 8 que le Président nomme les membres du gouvernement autres que le Premier Ministre sur proposition de ce dernier. Il semblerait que, même si François Fillon est associé aux discussions, les tractations soient menées par le Président en personne.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy séjourne ce week-end à «La Lanterne», résidence habituelle du Premier Ministre. Après plusieurs mois de campagne basés sur l’image et les symboles, il parait légitime de rechercher un sens à ce séjour.

Enfin, la Constitution prévoie (Art. 20) que «le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation». C’est pourtant le nouveau Président qui va recevoir les syndicats lundi et mardi.

Autant de signes, comme le laissait présager la campagne électorale, qui feraient que nous n’aurions pas élu un Président de la République, mais un Super Premier Ministre…

Et si le Président, accaparé par la politique intérieure, ne remplissait plus ses fonctions au sens de la «Loi Fondamentale», il ne faudrait surtout pas que quelqu’un s’imagine reprendre le rôle trop rapidement. Pour cela, on réformera les statuts de l’UMP afin de s’assurer qu’elle demeure un «Fan Club», et ne remplisse surtout pas le rôle prévu par le texte de 1958 («Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie» - Art. 4).

J’ai heureusement, pour me rassurer, écouté Patrick Ollier mercredi dernier, à la Bodega Républicaine de Jean-Pierre Grand («POM» était, plus tôt dans l’après-midi, allé soutenir Robert Lecou sur sa circonscription), nous expliquer qu’une réforme constitutionnelle n’était absolument pas nécessaire, qu’il suffisait de revenir à de meilleures pratiques.

Et parce que le Président de l’Assemblée Nationale ne se déplace pas au hasard, je sais aussi que parmi les 577 élus du 17 juin, nombreux seront ceux qui sauront résister à toute dérive institutionnelle.

11 avril 2007

C’est parti !

Robert LECOU a lancé officiellement aujourd’hui sa campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains, à l’occasion d’une conférence de presse.

medium_Lecou.jpgAprès avoir dressé le bilan du mandat écoulé, il a proposé aux électeurs de poursuivre le travail engagé jusqu’en 2012, mais en mieux, maintenant qu’il a trouvé les clefs qui permettent d’ouvrir les bonnes portes, pour un travail efficace et influent !…

Conscient qu’aujourd’hui la loi est essentiellement d’initiative gouvernementale, il a, ces 5 dernières années, privilégié le travail de fond, participant notamment à l’élaboration de nombreux rapports, dont un sur l’effet de serre avec Nathalie Koscuisko-Moriset, venue, ainsi que Jean-Paul Charié, le soutenir aujourd’hui.

Parmi les réalisations du mandat écoulé, il a évoqué les dossiers de l’A750 (devant relier l’A75 à l’A9 à Montpellier) et des entreprises Well (qui ne se trouve pourtant pas sur sa circonscription) et Areva, la viticulture et les problèmes de commercialisation des vins de notre région.

Mais l’essentiel est ailleurs. Il est dans les propos de ses collègues qui ont souligné les qualités de l’homme, son humanisme. Il est aussi dans les propos du député-candidat qui a réaffirmé, notamment, son attachement à la République, au sens de l’intérêt général, à la laïcité, sa volonté de revaloriser le travail parlementaire. Et aussi sa passion pour la culture, l’un des meilleurs vecteurs de l’intégration.

medium_fassio.jpgL’élection législative, c’est bien entendu le choix d’un député, mais c’est aussi celui de son suppléant qui est susceptible de le remplacer à tout moment. Chacun aura pu apprécier le dynamisme, l’enthousiasme, le naturel et la sincérité de Françoise FASSIO qui, elle aussi, est prête à rempiler pour 5 ans !

Je n’aurai qu’un seul regret: les discours entendus ce jour sont très éloignés de celui du candidat à l’élection présidentielle que Robert LECOU a choisi de soutenir.

Considérons, sans pour autant rappeler un mauvais jeu de mots, que c’est un détail.

Je ne sais pas encore pour qui voter le 22 avril (j’hésite entre Villepin et Bayrou, entre me faire plaisir et voter utile…), mais le 10 juin, je voterai pour Robert LECOU.