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06 décembre 2009

Les copains d’abord !

En pleine réforme des collectivités territoriales et à la veille de la suppression de la taxe professionnelle, le président de la République n'a pu se rendre devant le congrès des maires à cause d'un déplacement de la plus haute importance en Arabie Saoudite. Chacun a bien entendu compris que les affaires internationales sont la priorité première du chef de l'Etat, même si ce dernier a su trouver quelques heures pour aller récupérer Carla à Doha (il aurait en même temps été tout à fait scandaleux d'affréter deux avions à la veille du sommet de Copenhague pour un trajet quasi-identique...), et revenir à Paris pour assister à la reprise en mains de l'équipe de France par Thierry Henry avant la fin du congrès des élus locaux...

 

091205 brassens.jpgCette semaine, c'est Gordon Brown, le premier ministre britannique, qui l'aura empêché d'ouvrir, comme prévu initialement, le débat sur l'identité nationale qui semblait pourtant lui tenir tellement à cœur. Mais encore une fois, comment reprocher à Nicolas Sarkozy de se consacrer enfin à sa mission première ? Et comment ne pas se satisfaire de voir enfin François Fillon jouer son rôle, même s'il n'a pas forcément été très étroitement associé aux décisions qu'il a du défendre au pied levé ? Un président qui préside et un premier ministre qui gouverne, c'est pas l'pied ???

 

Quoi qu'il en soit, que le président sache que s'il avait enfin décidé de changer comme il l'a déjà annoncé si souvent depuis deux ans, que si sa fonction devait l'accaparer et l'habiter pleinement jusqu'à la dernière heure de son mandat, au point de ne pas trouver le temps de mener une campagne électorale aussi sincère qu'en 2007, une majorité de Français comprendrait.

 

Ses fluctuat nec mergitur, mais pour combien de temps encore ?...

02 décembre 2009

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.

La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.

 

091202 identité nationale.jpg

 

 

 

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