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29 novembre 2009

Le coup d’éclat permanent

Le président de tous les Français (???...) s'est une nouvelle fois rendu devant le conseil national de l'UMP, devant une faction de notre pays qui a de plus perdu plusieurs dizaines de milliers d'adhérents en seulement quelques mois.

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Il s'y est rendu pour lancer la campagne des élections régionales, sur les thèmes principaux de l'insécurité et de l'immigration. Il faudra maintenant qu'il nous explique quelles sont les compétences des régions en la matière, et qu'enfin peut-être il mesure le danger de faire un tel amalgame !

 

Il s'agissait par ailleurs de désigner l'ensemble des têtes de liste UMP pour le scrutin de mars prochain. Et même si ce n'est pas une surprise phénoménale, Bernadette Malgorn a finalement été choisie pour conduire la majorité présidentielle en Bretagne, bafouant le vote des militants qui avaient sélectionné le député Jacques Le Guen.

 

Sans doute n'est-il pas inutile à ce stade de rappeler le discours d'investiture de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, le 28 novembre 2004:

 

"Vous, adhérents, je veux que vous soyez maîtres de votre destin. Les grandes décisions politiques du mouvement nous les prendrons ensemble. Pour cela je ne connais qu'une seule formule: celle du vote démocratique, ouvert à tous. Ceux qui ont des choses à dire les diront. Une fois le vote acquis celui-ci s'imposera à tous et chacun aura à cœur de respecter la ligne commune. Il n'y aura pas de conciliabule secret. Il y aura la transparence, la liberté des délibérations, la légitimité des décisions. Notre union sera la grande formation politique populaire, puissante et moderne dont nous avons besoin. Je serai le garant de votre unité et tout autant de votre liberté. Je veux que chaque adhérent ait un rôle à jouer, que son avis soit sollicité, que par-dessus tout il se sente respecté. (...) Je m'engage à ce que chacun de nos adhérents comprenne que son adhésion a servi à quelque chose, que son avis est pris en compte, que le choix qu'il a fait en nous rejoignant était le bon !"

 

Aussi, comment peut-on aujourd'hui justifier ce choix pour la région Bretagne ? Comment pourrait-on justifier la moindre sanction à l'égard de candidats "dissidents" (à l'instar de Christian Jeanjean en Languedoc-Roussillon par exemple) ?

 

Et qui osera encore s'offusquer des propos de Georges Frêche lorsqu'il déclare être élu par 94 % de c..., alors qu'à l'évidence on semble penser du côté du faubourg Saint-Honoré que l'on est nettement plus proche des 100 % ?...

22 novembre 2009

"Les choses sont finalement assez simples"

C'est la conclusion de Dominique de Villepin, interrogé sur le fonctionnement actuel de nos institutions, appelant à un retour "à une pratique et à l'esprit de la 5ème République qui donne sa place à chacun: nous avons besoin d'un gouvernement qui gouverne, nous avons besoin d'un président qui préside".

 

L'ancien Premier Ministre s'exprimait sur le site web de son club, dénonçant "un concours de réformes", rappelant ses priorités lorsqu'il était à Matignon (emploi, déficit et compétitivité), toujours d'actualité, y ajoutant aujourd'hui les nécessaires évolutions du financement de la sécurité sociale, de l'organisation territoriale, et de notre politique fiscale, pour plus de solidarités.

 

Il a aussi évoqué le débat sur l'identité nationale ("ce débat doit nous rassembler, il ne doit pas nous diviser; il ne s'agit pas de nous rétrécir, mais au contraire de nous agrandir"), l'immigration, la sécurité, l'éducation nationale, et bien d'autres sujets.

 

Autant de préoccupations qui pourraient finalement trouver des solutions assez simples, à la toute aussi simple condition d'un retour à notre pacte républicain et à notre pacte social: