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03 mai 2009

Faites du travail…

Le 1er mai 1968, pour la première fois depuis 14 ans, CGT et PC, dont personne ne peut objectivement dire qu’ils étaient - et sont toujours, très éloignés idéologiquement, défilent ensemble.

090503 muguet.jpgLe 1er mai 2009, toutes les confédérations syndicales, de l’extrême gauche à la CGC, dont personne ne peut objectivement dire qu’elles défendent à priori les mêmes intérêts, défilent ensemble.

Que dire de plus, si ce n’est qu’il ne suffit pas d’envoyer quelques roquets ou collaborateurs crier à l’irresponsabilité lorsque Dominique de Villepin s’inquiète du risque révolutionnaire qui monte dans notre pays.

Que dire de plus, si ce n’est qu’il faut absolument se concentrer sur une politique tournée avant tout vers l’emploi, comme l’avait fait entre 2005 et 2007 l’ancien Premier Ministre (avec les soutiens que l’on sait…), et que cela passera entre autre nécessairement par une réforme en profondeur de notre fiscalité et de l’assiette des cotisations sociales.

Qu’au-delà, même si la réforme du pays dans de nombreux autres domaines est d’une absolue nécessité, elle doit se faire d’abord sur les sujets essentiels, au-delà de toute provocation et de toute polémique.

28 avril 2009

28 avril 1969, 0 h 10

« Je cesse d'exercer mes fonctions de Président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi ».

090427 UJP.jpgC’est par ce laconique communiqué que le Général de Gaulle a quitté le pouvoir le 28 avril 1969, il y a 40 ans, après s’être fortement engagé dans la bataille référendaire qu’il a perdue, et avoir déclaré, le 10 avril lors d’une allocution, que la politique de la France ne se ferait pas contre son peuple.

Comme il l’avait fait en 1946 en quittant la tête du gouvernement provisoire de la France, Charles de Gaulle n’a pas hésité une seconde fois à se retirer des affaires au nom de l’idée qu’il se fait de l’Etat, de la fonction présidentielle et de sa relation avec les Français.

Tout au long de sa carrière, il n’aura jamais eu une approche obsessionnelle du pouvoir, s’y sera encore moins accroché, n’hésitant pas, après le discours de Bayeux qui dessinait les contours de ce que serait la Vème République, à entreprendre une longue traversée du désert, et n’aura finalement affronté le suffrage universel que très tardivement.

Toute ressemblance…