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09 décembre 2009

C’est comme en amour,

on ne peut pas réduire l'amour à quelques gestes, il faut des intentions, il faut un désir, il faut de la bonne volonté, il faut un engagement, et c'est tout ce qui a manqué, qui donne le sentiment que les arrières pensées sont plus importantes que le débat lui-même.

 

Un vrai débat aurait nécessité un préalable.

 

Intérrogé par Anne Lorraine Imbert et Clément Noël de Jeune République, c'est ainsi que Dominique de Villepin a marqué toute sa réserve vis-à-vis du débat engagé sur l'identité nationale, même s'il considère que débattre autour de la Nation, qui est une réalité vivante, est une nécessité de chaque jour. Mais faut-il lancer un débat sur l'identité nationale à un moment où les peurs sont aiguisées ?

 

Justifiant son refus de participer et sa signature de la pétition lancée par Mediapart, il a rappelé qu'il y avait dans notre pays un très grand nombre de Français qui sont attachés (...) à cet idéal français qui ne supporte pas la manipulation, avant de se référer à la fragilité de notre consensus, et le peu de sujets sur lesquels les Français sont d'accord.

 

Enfin, constatant que la tendance actuelle était de donner la primauté à l'émotion, au spectacle, plutôt qu'à la réalité de la politique, Dominique de Villepin a conclu son propos en prévenant que si nous cédons du terrain à cette démocratie d'opinion, qui n'a de démocratie que le nom, qui est véritablement un jeu, eh bien, la démocratie régresse, la République régresse:

 

08 décembre 2009

Trop brutale et trop brouillonne

image1.jpgC'est ainsi que Dominique de Villepin, invité ce matin de France Info, a qualifié la politique conduite dans notre pays, après être revenu longuement sur la suppression de l'histoire-géographie en classes de terminales scientifiques et l'organisation du débat sur l'identité nationale, deux sujets évidemment liés.

 

"Nous avons besoin de défendre les humanités, nous avons besoin d'indépendance d'esprit, nous avons besoin de jugement critique, nous avons besoin de citoyens", et l'histoire-géo y contribue de façon essentielle.

 

On voudrait donc tout concentrer sur la classe de première, faire du bourrage de crânes en quelque sorte, forcer les élèves au bachotage (chacun sait ce qu'il en reste...), alors qu'il s'agit d'un enseignement qui nécessite l'acquisition de connaissances, mais avec la maturité, le recul et le temps nécessaires à la formation d'un jugement.

 

Comment se fait-il par ailleurs que les tenants de la réforme nous expliquent que tout sera comme avant, voire meilleur puisque le nombre d'heures total sera renforcé, mais proposent en même temps de conserver l'option en classe de terminale ? N'auraient-ils pas la conscience totalement tranquille ?

 

podcast

 

Dominique de Villepin aura certainement l'occasion de revenir sur le sujet dans les prochains jours, au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 (lundi 14 décembre à 8h20), ou dans l'émission de France 2 Les 4 Vérités (mercredi 16 décembre à 7h50).