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22 septembre 2009

Tous ensemble, tous ensemble…

090922 de gaulle.jpgSur son blog, Nicolas Dupont-Aignan revient sur le vote de la loi Hadopi 2 ce jour par l’Assemblée Nationale. Il profite de l’occasion pour accorder un soutien implicite à Dominique de Villepin, comme il l’avait fait explicitement lors des universités de rentrée de Debout la République à Dourdan il y a quelques jours, constatant des convergences idéologique sur de nombreux points.

« Après des mois de bataille acharnée, la loi Hadopi 2 a malheureusement été adoptée, définitivement, par l’Assemblée Nationale.

J’ai tenu, tant cette loi est inefficace et dépassée, à venir voter contre même si le résultat était connu d’avance.

Je ne reviendrai pas sur les arguments fallacieux du gouvernement inspirés par les majors du disque et quelques vedettes du showbiz qui s’inquiètent de voir que leur magot placé en Suisse n’ait pas augmenté comme les années précédentes.

Comment la patrie de Beaumarchais qui a inventé les droits d’auteur, peut-elle rester aveugle à ce point devant les conséquences de la révolution numérique ? Les vrais défenseurs des artistes, de la création et de l’exception française sont plutôt ceux qui, comme nous, défendent la légalisation du téléchargement accompagné d’une redevance alimentant un fond financier pour rémunérer les auteurs.

Cette version Hadopi 2 sera probablement à nouveau censurée par le Conseil Constitutionnel et si elle ne l’était pas, elle finira comme la loi Dadvsi dans les poubelles de l’Histoire.

Ces mois, pour ne pas dire ces années, de discussions prouvent à quel point la représentation parlementaire est décalée par rapport aux aspirations du peuple français. A l’exception de quelques fortes personnalités qui auront combattu jusqu’au bout, nombre de députés socialistes n’ont même pas eu, ce soir, la cohérence de venir en séance pour voter contre. Quant aux députés de l’UMP : « les paillassons » toujours soucieux de plaire à l’hôte de l’Elysée, étaient bien là dans l’hémicycle, mais beaucoup d’autres avaient refusé de venir voter pour ne pas être pris en flagrant délit de crime de lèse majesté.

De son côté le Président de la République, poursuit en justice, comme partie civile, un ancien Premier Ministre, Dominique de Villepin, dont il a été ministre de l’intérieur. Jamais sous la Vème un Président n’avait ainsi poursuivi un ancien concurrent devant les tribunaux. Mais heureusement, pour relever le niveau, un ancien Président, Valéry Giscard d’Estaing se met en scène dans un livre pour raconter son histoire d’amour torride avec la Princesse Diana….

Pauvre France… ! »

21 septembre 2009

The D-Day

Le procès Clearstream a donc débuté ce jour.

Et si l’on doit retenir quelque chose de ce lundi 21 septembre, c’est l’article d’Edwy Plenel (Procès Clearstream: l’enjeu démocratique - Mediapart), partie civile au même titre qu’un certain NS, et que tous ceux des 228 personnes morales ou physiques dotées de faux comptes qui le sont ou auraient pu l’être.

090921 plenel.jpgHomme de gauche, Edwy Plenel a été victime des écoutes de l’Elysée sous François Mitterrand et a collaboré au journal Le Monde pendant 25 ans.

Extraits:

« C'est l'histoire dérisoire d'un escroc qui veut se refaire à sa sortie de prison en 2002 ».

« Telle est l'histoire que l'on a sciemment embrouillée pour semer la confusion afin de servir les intérêts d'une seule des 228 victimes de la falsification des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise: Nicolas Sarkozy, devenu président de la République non sans l'aide de ce feuilleton dont il s'attacha à préempter le scénario, privatisant à son seul profit quatre ans d'instruction judiciaire. A la chimère des faux listings s'est ajoutée la légende d'un complot villepiniste destiné à abattre le seul Sarkozy, comme si les 227 autres victimes, personnes physiques ou morales, n'avaient été introduites dans les listings que pour cacher ce dernier, pourtant glissé sous des patronymes inhabituels, ceux de son père ».

« Ce qui est ici reproché à Villepin peut l'être à toute la chaîne administrative et gouvernementale concernée à l'époque par cette affaire ».

« Une figure de la gauche judiciaire comme Henri Leclerc a rejoint, aux côtés d'Olivier Metzner, la défense de Dominique de Villepin ».

« Qui pourrait nier, aujourd'hui, que le procès qui s'annonce n'est pas équitable ? ».

« Dominique de Villepin fût-il coupable des turpitudes que Nicolas Sarkozy lui prête, aucun démocrate authentique, aucun républicain sincère ne saurait cautionner un tel détournement privatif de la justice, à la fois déni de droit et corruption de l'esprit public ».

A suivre…