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02 avril 2009

« C’est le non-élu qui vous parle »

Ce sont les propres mots de Dominique de Villepin, qui intervenait hier à l’Assemblée Nationale sur les relations de la France avec l’OTAN, en écho au reproche qui lui est souvent fait de n’avoir jamais été élu.

090401 DDV.jpgL’ancien Premier Ministre - invité par six parlementaires fidèles, a, sans la moindre note et pendant près d’une heure, maintenu l’attention d’une salle comble (près de 400 personnes, comme l’a souligné l’ensemble de la presse, elle aussi venue nombreuse).

Il n’est sans doute pas utile de développer une fois de plus le contenu du discours, les positions de Dominique de Villepin ayant déjà été largement relatées ici, et d’autres l’ayant très bien fait depuis hier, comme Fred sur son blog 2VILLEPIN.

Ce qu’il est important de constater, c’est que de nombreuses personnalités avaient fait le déplacement, au premier rang desquelles figurait Yves Guéna – ancien ministre du général de Gaulle et ancien Président du Conseil Constitutionnel, mais aussi Brigitte Girardin, Nelly Olin, Henri Cuq, Jacques Myard, Yves Censi, Nicolas Dupont-Aignan…

Ce qu’il est important de constater, c’est que les jeunes étaient très présents, comme cette étudiante de Sciences-Po qui a interpellé DDV, lui avouant qu’elle votera pour la première fois aux présidentielles en 2012, et qu’elle aimerait que ce soit pour lui...

Ce qu’il est important de constater, c’est qu’un homme sans réseau militant, sans parti, sans même un club, était capable de remplir au-delà de ses capacités, en milieu de semaine, dès 17 heures, l’une des plus grandes salles de l’Assemblée Nationale, et ce malgré les pressions qui ont fait que certains ne sont pas venus, et les règles de sécurité qui ont empêché d’autres de pouvoir accéder au lieu du crime.

Ce qu’il est important de constater, c’est que Dominique de Villepin n’est pas un homme seul, contrairement à ce que certains, Chantal Brunel en tête, tentaient encore de faire croire hier en milieu de journée.

Aujourd’hui, même le pourtant brillant, talentueux et génial Frédéric Lefebvre semble dépassé, et Jean-Pierre Raffarin, visiblement à court de « raffarinades », ne lui aura pas été d’un grand secours.

Seule la peau de la banane de notre Président pourrait peut-être encore empêcher Dominique de Villepin de se rendre à l’invitation de Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV / RMC dès 8h30 demain matin...

29 mars 2009

Le vrai scandale des stock-options

On s’apprête à légiférer sur les stock-options, à légiférer une fois de plus sous le coup de l’émotion. Il est vrai qu’il est bien plus facile de fustiger le vilain patron à travers un texte de circonstance plutôt que d’élaborer de vraies politiques et de vraies réformes.

L’appât du gain est malheureusement une composante indéfectible de toute société depuis la nuit des temps et, bien que tout le monde s’en défende, certainement encore pour longtemps, très longtemps. C’est donc un élément qu’il convient de prendre en compte et, plutôt que d’interdire des méthodes qui de toute façon seront contournées d’une façon ou d’une autre, il serait sans doute plus utile de réfléchir à la fiscalité qui s’applique à ce type de revenu.

090326 seguin.jpgIl y a plusieurs années que le Président de la Cour des Comptes, Philippe Séguin, demande à ce que les stock-options et autres bonus soient taxés comme des éléments de salaire, estimant qu’il y aurait là matière à récupérer 3 milliards annuels pour le budget de l’Etat ou de la Sécurité Sociale. Peut-être n’est-ce pas totalement pertinent dans une période où les cours de bourse reflètent assez peu la réalité économique, mais la piste mérite d’être explorée.

Au-delà, nous devons absolument nous interroger sur notre politique fiscale dans son ensemble, et sa réforme promise depuis si longtemps.

Le rôle de l’Etat n’est pas de fixer ou de limiter les rémunérations dans le secteur privé. En revanche, c’est par la fiscalité qu’il peut corriger les excès du capitalisme et se donner les moyens de mener des politiques (sociales, culturelles,…) visant à maximiser le bien-être collectif et à assurer ses missions régaliennes (armée, police, justice, éducation,…).