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29 novembre 2011

Cher Dominique,

Bureau Gl de Gaulle - Fondation De Gaulle - Paris.JPG

"Je suis inquiet. C’est la raison pour laquelle je vous écris"; inquiet depuis plusieurs mois déjà, plus particulièrement depuis hier. Et votre blog de ce soir n’est pas de nature à me rassurer, malgré son intitulé…

Mais "L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !", au moins jusqu’à la mi-décembre, date à laquelle, avez-vous dit, vous direz si oui ou non vous serez candidat à l’élection présidentielle de 2012.

Sachez-le, "Dominique de Villepin n’est pas seul ! Il n’est pas seul ! Il n’est pas seul !" Les maigres troupes de votre mouvement ne reflètent en rien la majorité silencieuse (un vaste Empire…) qui ne s’exprime depuis des années qu’à travers des votes protestataires ou s’abstient. Une majorité qui attend, comme vous le dites si bien, autre chose que "de petits projets contre de petits projets, de petites idées contre de petites idées, de petits intérêts contre de petits intérêts".

Je suis inquiet donc. Parce qu’hier soir vous avez parlé de votre projet au passé, expliqué que le rassemblement ne passait pas nécessairement par vous, parlé pour la nième fois d’un 7 mai qui serait plus important que le 6, et bien évidemment pas répondu à la question essentielle de Farida Setiti: "peut-on rassembler sans être candidat ?"

Inquiet de cet horizon de la mi-décembre, veille de la trêve des confiseurs à laquelle succédera de longues semaines de vœux pour l’année… 2012, et les suivantes. Le temps de faire oublier votre renoncement ? Déjà en 2006 vous aviez jeté l’éponge au crépuscule de l’année, dans des conditions certes nettement moins favorables…

Inquiet toujours lorsque vous écrivez ce soir "La question n’est en effet pas de savoir qui sera élu président ou si c’est un quinquennat de gauche ou de droite qui se profile. Ces questions sont bien loin de nous."

Mais l’espérance est toujours présente.

Certes, rien ne vous a été épargné depuis 2005: les trahisons dans votre propre camp lorsque vous étiez à Matignon, les épreuves judiciaires, personnelles… Et rien ne vous sera épargné si vous vous déclarez ! Souvenez-vous, toutes proportions gardées et même si la guerre "n’est" aujourd’hui qu’économique et politique, que le général de Gaulle a été condamné à la perte de nationalité puis à mort en 1940.

Certes, vous êtes sans doute freiné par l’état dans lequel se trouve le mouvement politique que vous avez fondé il y a un peu plus d’un an. Dédaignant le jeu politicien et refusant de vous y mêler, vous n’avez sans doute pas confié les rennes aux bonnes personnes, lesquelles ont osé vous faire traverser une pelouse déserte le 19 juin dernier, brisant l’essai du rassemblement à la Maison de l’Amérique Latine du 27 octobre 2009, pourtant transformé le 19 juin 2010 à la halle Freyssinet… Souvenez-vous cependant que le général de Gaulle est revenu au pouvoir en 1958 alors que le Rassemblement du Peuple Français (qui comptait 500 000 adhérents en 1948 après un an d’existence…) était moribond.

Alors que dire ? "Faites simple. Allez à l’essentiel. Touchez les cœurs et réveillez les esprits", comme vous le conseilliez le 2 juin dernier au président de la République dans votre premier blog.

"Il y a aujourd’hui un choix à faire, pour chaque homme, pour chaque citoyen, pour chaque responsable politique" ajoutiez-vous.

"Pour chaque responsable politique"… Assumez donc aujourd’hui les choix, les discours, les écrits que vous avez faits depuis 2007. Les femmes, les hommes, les électrices, les électeurs, tous les citoyens vous suivront.

Parce que l’union nationale que vous appelez de vos vœux ne peut se faire que sous l’impulsion d’un président élu sur ce thème (et surtout pas comme en 1988 où François Mitterrand avait été contraint à des débauchages pour conforter une majorité incertaine issue des élections législatives), parce que vous vous revendiquez gaulliste et par conséquent attaché à une constitution – bien que vidée de sa substance par l’adoption du quinquennat – qui fait de l’élection présidentielle la mère de toute les batailles électorales,

VOUS DEVEZ ETRE CANDIDAT !

Avec mon plus fidèle soutien.

08 octobre 2009

Dominique de Villepin sur tous les fronts

Si, par la volonté et l’acharnement d’un homme, Dominique de Villepin n’a pas l’entière maitrise de son agenda pour encore deux semaines, il n’a pas pour autant déserté le terrain politique.

Fin septembre, il intervenait sur le site internet de son club, parlant de la France, de l’Europe et des affaires internationales.

La semaine dernière, interrogé par des jeunes de VillepinCom, il a réagit à l’actualité plus immédiate.

Tout d’abord sur l’Iran, dossier sur lequel il estime que nous sommes à front renversé:


 

Ensuite sur le G20, la taxe carbone et la situation économique et sociale dans notre pays:


 

Enfin, sur la politique en général, et le besoin d’humanité:


 

Par ailleurs, après François Goulard, c’était au tour d’Hervé Mariton de répondre aux questions des internautes, qui déclare préférer quelqu’un qui n’est pas libéral et n’a jamais prétendu l’être (…) à quelqu’un qui n’est pas libéral, qui a prétendu l’être, pour ensuite déchirer sa tunique, et reconnait qu’une des grandes forces de Dominique de Villepin est d’être capable de nouer et de faire prospérer une relation politique avec des hommes et des femmes qui ne sont pas nécessairement d’accord avec lui sur tout.

Dans les prochains jours, c’est Marie-Anne Montchamp, députée du Val-de-Marne, qui se livrera à l’exercice.

Toutes les vidéos du Club Villepin sont sur www.dailymotion.com/clubvillepin.

Les audiences du procès Clearstream doivent prendre fin le 23 octobre prochain. Dès le mardi 27 octobre, à 18 h 30, Dominique de Villepin réunira à Paris les adhérents de son club, avant d’entreprendre des déplacements bimensuels dans tout l’hexagone et outre mer.