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16 mars 2009

Même les meilleurs pilotes…

Chacun connait la passion de notre Premier Ministre et/ou (???) collaborateur du Président pour la course automobile, mais n’oublions pas que même les meilleurs pilotes… ne sont jamais à l’abri d’une sortie de route.

090316 sortie de route.jpgEn 1990, dans une brochure intitulée « sécurité européenne et défense nationale », l’alors séguiniste François Fillon - qui venait à peine de quitter ses fonctions de secrétaire national du RPR à la défense - détaillait son opposition à « une européanisation de l'Otan qui continuerait à fonctionner sur le mode de l'intégration », ajoutant que « La participation de la France au replâtrage de l'Alliance, présentée par certains comme un moyen de rééquilibrer l'ensemble atlantique, s'inscrit à contretemps de l'histoire (…). Il serait paradoxal que la France choisisse précisément le moment où la politique des blocs touche à sa fin (…) pour rejoindre une organisation militaire intégrée qu'elle a quittée afin d'échapper aux contraintes d'un protectorat abusif. ».

Les fans-clubs divers et variés ne manqueront évidemment pas de nous expliquer que ces déclarations remontent à près de 20 ans, que les choses ont changé. Peut-être, mais le Premier Ministre lui-même fait référence à la « fin des blocs », et se place donc déjà à l’époque dans un contexte géopolitique qui n’a pas été modifié depuis, et s’est même confirmé et renforcé avec l’avènement d’un monde aujourd’hui incontestablement multipolaire.

Dans ce contexte, la véritable question qui mériterait d’être posée est celle de l’existence même de l’OTAN qui, contrairement à ce que déclare le Président de la République, est un frein à l’émergence et à l’émancipation d’une véritable défense européenne.

Dans un monde multipolaire, c’est plus que jamais l’ONU qu’il conviendrait de réformer, de développer, de renforcer afin qu’elle prenne enfin toute sa place, et surtout des résolutions applicables, et donc appliquées.

Messieurs les parlementaires, il ne vous reste que 24 heures de réflexion, et ce n’est pas parce la question est tronquée que la réponse ne doit pas être claire.

NB: Merci à Laurent de Boissieu pour avoir rafraichi notre mémoire collective (http://politique.hautetfort.com/archive/2009/03/16/otan-fillon.html)

24 septembre 2007

Eureka !

François Fillon semble découvrir ce matin (ou plutôt fait semblant, il est trop intelligeant pour cela) que la France s'endette pour financer ses dépenses de fonctionnement, et reçoit l'appui d'Edouard Balladur, l'un de ceux qui a le plus creusé le déficit de l'Etat entre 1993 et 1995.

Oui, l'état de la dette est préoccupant, mais certains n'ont pas attendu le 20 septembre 2007 pour s'y intéresser !

C'est pour cela qu'en 2006, Dominique de Villepin a créé une conférence nationale annuelle sur les finances publiques, que dès le 11 janvier 2006 il expliquait que la dette pouvait être rapidement ramenée à 60% du PIB, que le 12 février 2007 il se faisait plus précis.

C'est pour cela que dès le début de cette année, Dominique de Villepin et François Bayrou ont proposé d'inscrire dans notre Constitution l'interdiction d'emprunter pour financer les dépenses de fonctionnement.

J’ai publié en juillet dernier deux notes (la première, et la seconde…) sur le sujet, alors même que le Président de la République déclarait que tout ceci n'était pas raisonnable...

Mais ce n'est pas en se déguisant en cow-boy dès son arrivée à New-York que notre Président résoudra les problèmes, de la planète en général, et de la France en particulier !!!...