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22 octobre 2009

« On est en train de déraper complètement »

C’est ainsi que s’est exprimé le député de Dordogne Daniel Garrigue à propos de l’évolution institutionnelle de la France.

 

 

Invité des internautes de VillepinCom, il a appelé à bâtir une alternative autour des gaullistes et républicains sociaux.

 

 

S’il est le seul à avoir claqué la porte du groupe UMP à l’Assemblée Nationale depuis le début de la législature, il n’en demeure pas moins convaincu qu’un nouveau et puissant groupe virtuel existe déjà au Parlement.

 

La démarche de rassemblement, Dominique de Villepin l’a débutée il y a deux ans en prenant position sur l’ensemble des sujets importants pour les Français. Elle a déjà rencontré un large écho dans le pays à en croire le nombre des adhésions à son club, pourtant lancé au début de l’été et sans grande publicité.

 

Et malgré les contraintes de calendrier qui lui ont été imposées ces dernières semaines, il n’a jamais déserté le terrain politique, s’exprimant régulièrement sur le site web du Club Villepin ou en allant comme il y a quelques jours à la rencontre des étudiants de l’EDHEC.

 

Dès demain, vendredi 23 octobre, l'ancien Premier Ministre sera l’invité du Grand journal de Canal+ à 19 heures. Mardi, il réunira ses soutiens à Paris, avant d’entreprendre un tour de France,  à raison de deux déplacements mensuels.

26 février 2009

What else ?...

Dominique de Villepin était l’invité de Dimanche + ce week-end. Il est revenu sur les principaux sujets d’actualité que sont la Guadeloupe, la crise mondiale, les renforts militaires français en Afghanistan et le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Tout ceci avant de conclure sur sa relation avec Jacques Chirac: c’est une histoire de fidélité, un terme qui semble pourtant assez désuet aujourd’hui, encore plus lorsqu’il s’agit de convictions !...

 

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Sur le conflit guadeloupéen, l’ancien Premier Ministre s’est réjoui qu’après plusieurs semaines, le Président de la République ait décidé de répondre à l’inquiétude qui s’est exprimée, rappelant que plus le sujet est pris tôt et plus on a la possibilité d’accompagner les préoccupations et de répondre efficacement. C’était une occasion de revenir sur la méthode en vigueur depuis 2007, Dominique de Villepin constatant que le Président de la République ne peut pas tout, qu’il doit travailler avec son gouvernement, (…) avec les élus.

Sur la crise en général, il était important que l’Etat marque sa volonté de justice sociale, cela fait des mois que je réclame ce nouveau positionnement, cet infléchissement, (…) dès le lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, a déclaré l’ex-chef du gouvernement, appelant à ce que notre action en matière de réforme se concentre sur l’essentiel. On ne peut pas multiplier les réformes tous azimuts quand tout va aussi mal. Toutefois, les mesures adoptées vont entrainer, pour quelques centaines d’euros accordés à certains, un endettement supplémentaire de 1 500 € par Français, ce que juge tout à fait inacceptable celui qui avait mis en place dès 2006 la conférence annuelle sur les finances publiques. Aussi, partant du constat qu’il faudra certainement faire plus encore pour les plus défavorisés, Dominique de Villepin souhaite que l’on réexamine le paquet fiscal (15 milliards) et les 35 heures (20 milliards).

Sur l’Afghanistan, c’est bien entendu l’ancien ministre des affaires étrangères et fin connaisseur des relations internationales qui s’est exprimé, rappelant ce qu’il a toujours déclaré en matière de lutte contre le terrorisme: nous le savons, il n’y a pas de solution militaire en Afghanistan, et nous sommes dans une situation qui se dégrade jour après jour. Inutile donc de préciser qu’il est tout à fait hostile à l’envoi de troupes supplémentaires, d’autant plus que les éventuelles missions qui leur seraient confiées ne sont pas clairement définies. Souvenons-nous à ce propos que les renforts français avaient été annoncés en même temps que le possible retour plein et entier de notre pays dans l’OTAN…

L’OTAN... L’OTAN, l’OTAN, l’OTAN !!! Il ne suffira sans doute pas de la célébrer à la façon du cabri ou de lire la pathétique tribune de Michèle Alliot-Marie dans Le Figaro il y a quelques jours pour que tout aille mieux dans le meilleur des mondes, bien au contraire ! Dominique de Villepin est farouchement opposé à notre retour dans le commandement intégré, et ceci pour trois raisons fondamentales.

En termes géopolitiques, il s’agirait bien entendu de renforcer les risques, déjà très présents, d’affrontement bloc à bloc: afficher pleinement notre appartenance à un bloc occidental, c’est une erreur en termes d’image et de stratégie.

Diplomatiquement, il rappelle la position et la vocation qui ont toujours été celles de la France de conserver le plus de marges de manœuvre possible dans les relations avec les autres Etats: tendre vers l’Est, aller vers le Sud, en permanence trouver des solutions que d’autres ne trouvent pas.

Enfin, en matière de sécurité, Dominique de Villepin rappelle que la France n’a jamais été jusqu’à présent une cible parce qu’elle a toujours été capable de dépasser la logique d’affrontement, et que cela doit perdurer, préservant l’indépendance forte qui a permis de résister à la pression américaine en 2003 à propos du conflit irakien.

Quelque chose à ajouter ?