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06 août 2009

Un peu d’imagination !

L’un des évènements majeurs des derniers jours de la session extraordinaire du parlement aura été le report du vote solennel sur la loi Hadopi en septembre, à la demande de tous, majorité et opposition.

090805 imagination.jpgNombreux sont ceux qui se sont acharnés sur son caractère liberticide, qui n’est certes pas à négliger, mais qui doit être largement relativisé à l’heure de Facebook, Twitter et autres sites communautaires où chacun se laisse finalement « espionner » plus ou moins volontairement.

Ce que personne n’a en revanche évoqué est l’absolue inefficacité de la loi, dictée au gouvernement par Pascal Nègre et consorts, lesquels ne cherchent finalement qu’à préserver quelques intérêts financiers, sans faire preuve de la moindre imagination, et au mépris le plus total de la création artistique et de l’émergence de nouveaux talents.

Cette loi est inutile par le simple fait qu’avant même d’avoir été adoptée elle est techniquement contournable, et que seuls pourraient sans doute être inquiétés quelques ados mal informés, s’il en existe encore, à condition que la justice parvienne à prouver que leurs parents étaient au courant de leurs « malversations »…

Il faudrait évidemment inventer un nouveau mode de financement. Certains ont évoqué la licence globale, ce n’est sans doute pas parfait, mais c’est une piste. Espérons que nos élus mettront à profit leurs quelques semaines de repos pour y réfléchir.

Ce qui est cependant certain, c’est que ce projet de loi est révélateur d’un état d’esprit.

La crise que nous traversons a d’abord été financière. Surpris malgré les nombreux signaux d’alarme et ne sachant comment réagir, les Etats ont payé les yeux fermés, prenant un risque sans commune mesure avec celui qu’aurait engagé un banquier à financer l’achat d’une Twingo par un cadre supérieur, et avec le millième - restons modeste - des garanties qu’il aurait pourtant prises pour accorder le crédit.

La crise est ensuite devenue économique, le secteur automobile étant particulièrement frappé. Qu’à cela ne tienne, on accorde quelques milliards à des constructeurs hexagonaux alors qu’ils commencent tout juste à vendre des 4x4, que le marché est totalement saturé, que ce type de véhicule est passé de mode, et que l’on est en plein Grenelle de l’environnement, 1 ou 2, peu importe à ce stade d’absurdité. Et si cela ne suffisait pas, on nous ressort la prime à la casse, inventée par Edouard Balladur il y a 15 ans…

Tout ceci, et le reste, doit bien entendu être financé. Pas de problème, plutôt que d’emprunter comme tous les jours sur les marchés financiers internationaux, on va lancer un grand emprunt, couteux, comme Edouard Balladur il y a 15 ans – oubliant même que cela ne lui aura pas permis de se faire élire en 1995…

Pendant ce temps, les banques ont vite zappé la crise et tentent de renouer avec leurs pratiques anciennes avant même d’avoir remboursé leur dette à l’Etat, et les constructeurs automobiles, temporairement dopés par la prime, réduisent de façon drastique leurs effectifs et observent la lente agonie de leurs sous-traitants.

Soyons cependant rassurés, nous pourrons prochainement jouer au loto l’aide au développement du continent africain !... Un « impôt volontaire » payé par les plus pauvres au profit des plus misérables, il fallait y penser… et surtout oser !!!

C’est quand la rupture, c’est quand la rupture, … (x 8)

26 octobre 2008

A l’attention des uns, des autres, de nous tous…

 

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« En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer. »

              Charles de Gaulle