Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16 février 2010

"C’est une autre image de la politique …

... telle que vous la voyez trop souvent dans les gazettes que nous souhaitons donner aujourd'hui."

 

100216 DDV.jpgC'est ainsi que Dominique de Villepin a introduit son discours à Plouider lundi soir aux côtés de Jacques Le Guen, le député de la circonscription, à l'issue d'une journée dans le nord-Finistère à l'écoute de la France et des Français.

 

Un discours qui n'avait pas été écrit par un autre - lequel par ailleurs pense généralement le contraire ou presque de ce qui est finalement décidé, prononcé comme à l'habitude sans la moindre note - un gage de sincérité, venant conclure une journée durant laquelle quelques policiers municipaux avaient remplacé les habituelles hordes de CRS, permettant à l'ancien Premier Ministre d'aller au contact des "vrais gens", dans la "vraie vie". Le contexte politique local à la veille des élections étant ce qu'il est dans la région, il était de plus impossible de douter de la loyauté de tous ceux qui avaient fait le déplacement, et le docteur Le Guen était donc à l'abri du "syndrome Stirn" qui semble pourtant avoir contaminé le parti présidentiel, y-compris sur la toile, les Jeunes Pop' ayant été priés de rejoindre fissa le réseau social de l'UMP qui semble avoir du mal à démarrer, sous peine d'éviction.

100216 createurs.jpg

 

Un discours qui aura permis à Dominique de Villepin de rappeler que les priorités pour notre pays "ne tiennent pas sur les doigts d'une main" (lutte contre les déficits, emploi, compétitivité et formation) comme il le martèle depuis son départ de Matignon, avant de parler agriculture, secteur d'avenir par excellence compte tenu de l'évolution de la population mondiale et alors qu'aujourd'hui déjà tout le monde ne mange pas à sa faim, y-compris dans les pays "dits" développés.

 

 

Quant à ceux qui n'ont d'autre argument que de reprocher à Dominique de Villepin de n'avoir jamais été au combat électoral, il leur aura donné en ce début de semaine une belle leçon de campagne:

 

 

 

Plus de détails en images et vidéos sur le déroulement de la journée sur le blog 2VILLEPIN, et une revue de presse sur le site du Club Villepin.

29 novembre 2009

Le coup d’éclat permanent

Le président de tous les Français (???...) s'est une nouvelle fois rendu devant le conseil national de l'UMP, devant une faction de notre pays qui a de plus perdu plusieurs dizaines de milliers d'adhérents en seulement quelques mois.

091129 diner de cons.jpg

 

Il s'y est rendu pour lancer la campagne des élections régionales, sur les thèmes principaux de l'insécurité et de l'immigration. Il faudra maintenant qu'il nous explique quelles sont les compétences des régions en la matière, et qu'enfin peut-être il mesure le danger de faire un tel amalgame !

 

Il s'agissait par ailleurs de désigner l'ensemble des têtes de liste UMP pour le scrutin de mars prochain. Et même si ce n'est pas une surprise phénoménale, Bernadette Malgorn a finalement été choisie pour conduire la majorité présidentielle en Bretagne, bafouant le vote des militants qui avaient sélectionné le député Jacques Le Guen.

 

Sans doute n'est-il pas inutile à ce stade de rappeler le discours d'investiture de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, le 28 novembre 2004:

 

"Vous, adhérents, je veux que vous soyez maîtres de votre destin. Les grandes décisions politiques du mouvement nous les prendrons ensemble. Pour cela je ne connais qu'une seule formule: celle du vote démocratique, ouvert à tous. Ceux qui ont des choses à dire les diront. Une fois le vote acquis celui-ci s'imposera à tous et chacun aura à cœur de respecter la ligne commune. Il n'y aura pas de conciliabule secret. Il y aura la transparence, la liberté des délibérations, la légitimité des décisions. Notre union sera la grande formation politique populaire, puissante et moderne dont nous avons besoin. Je serai le garant de votre unité et tout autant de votre liberté. Je veux que chaque adhérent ait un rôle à jouer, que son avis soit sollicité, que par-dessus tout il se sente respecté. (...) Je m'engage à ce que chacun de nos adhérents comprenne que son adhésion a servi à quelque chose, que son avis est pris en compte, que le choix qu'il a fait en nous rejoignant était le bon !"

 

Aussi, comment peut-on aujourd'hui justifier ce choix pour la région Bretagne ? Comment pourrait-on justifier la moindre sanction à l'égard de candidats "dissidents" (à l'instar de Christian Jeanjean en Languedoc-Roussillon par exemple) ?

 

Et qui osera encore s'offusquer des propos de Georges Frêche lorsqu'il déclare être élu par 94 % de c..., alors qu'à l'évidence on semble penser du côté du faubourg Saint-Honoré que l'on est nettement plus proche des 100 % ?...