Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18 septembre 2009

Double jeu ou double je ?

La réaction du président de la République à la décision de son ministre de ne pas signer les décrets d’application sur les tests ADN intéressera très certainement les plus grands psychanalystes.

090918 divan.jpgEn octobre 2007, tout le monde faisait le constat le l’inapplicabilité de cette mesure, par ailleurs votée d’une très courte majorité (cf. ADN, la suite… - 24 octobre 2007). Nous avons alors ici poussé l’immodestie jusqu’à proposer au président de la République une solution honorable de sortie, rassembleuse, et visant à apaiser les esprits alors que plus de 300 000 personnes avaient signé la pétition Touche pas à mon ADN et que Carla Bruni faisait salle comble au Zenith avec tous les opposants à ces tests. Que dit aujourd’hui Nicolas Sarkozy ? Que ces tests sont inutiles et que cette histoire est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire...

Dans un autre ordre d’idées, on apprend que Dominique de Villepin a été suivi par des véhicules du ministère de l’intérieur à la fin de l’année 2008. Comment ne pas faire un rapprochement avec le livre de Christophe Jakubyszyn et Muriel Pleynet (cf. Chouchou 007 ? – 11 novembre 2008) qui laissait à penser que l’ancien Premier Ministre avait aussi été écouté, et jusqu’où était remontée l’information ?

Et qui nous explique aujourd’hui que le procès Clearstream permettra de mettre un terme à des pratiques scandaleuses de la Vème République ? N’aurait-on pas pu y mettre fin dès le 16 mai 2007 ?

Le plus inquiétant dans toutes « ces histoires », c’est que cela semble contagieux. Il est merveilleux d’entendre Jack Lang critiquer aujourd’hui la disparition de la jungle de Calais alors qu’il était l’un des premiers soutiens du communicant ministre de l’intérieur lors de la fermeture de Sangatte, et alors qu’une fois de plus il y a fort à parier que l’on ne fera que déplacer le problème plutôt que de tenter de le résoudre ?

Sigmund, au boulot !

15 novembre 2007

Une décision éminemment politique

Le Conseil Constitutionnel a rendu ce jour son verdict sur la loi sur l’immigration de Brice Hortefeux.

Sur le problème des statistiques ethniques, bien qu’elles soient tout aussi condamnables, si ce n’est plus que les tests ADN, les choses sont très claires: rejet ! La décision n’était pas trop difficile à prendre: le sujet n’ayant pas fait l’objet de polémique, il suffisait de se référer à l’article 1er de notre Constitution, assurant « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Concernant les tests ADN, un autre choix que le « oui mais » aurait aussitôt été assimilé à un complot du duo Chirac-Debré contre le Président de la République.

Quoiqu’il en soit, la décision des 11 « sages » rend définitivement quasi-inapplicable l’article13 de la loi prévoyant le recours aux tests génétiques, et c’est l’essentiel.

On ne peut que regretter que Nicolas Sarkozy ne soit pas intervenu dans le débat, qu’il n’ait pas demandé le retrait de cette disposition qui, dès sa présentation, a provoqué de vives polémiques transcendant les « clivages habituels » gauche-droite.

Il aurait été dans son rôle…